Koala en pma

Nos aventures sur le long chemin de la PMA… Avec un Happy End !

1 an, 10 mois, 7 jours

C’est l’âge que j’avais au décès de mon père. Un cancer qui l’a emporté à ses 33 ans, laissant 2 enfants et une maman seuls (mais la maman, elle a grave assuré (il être très peu probable qu’elle passe par là, mais si jamais : 💖) ).

C’est aussi l’âge qu’a Mini-Koala aujourd’hui.

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Je me suis souvent demandé ce que mon père avait partagé avec moi. Le hasard de la vie fait que j’ai moi aussi 33 ans (et vu comme on s’est battu pour Mini-Koala, je vous assure que c’est un pur hasard ! Que celui qui pense très fort qu’en fait c’était dans ma tête parce que je n’étais pas prête blablabla…. se dirige vers la sortie, merci d’avance.) et ça remue pas mal de choses.

Aujourd’hui j’ai en partie la réponse. En partie seulement, puisque chaque enfant se développe différemment.

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Petite (8-10 ans), j’avais bien conscience qu’à presque 2 ans je marchais mais je me demandais si je savais dire « papa ». Pas besoin d’attendre Mini-Koala pour avoir la réponse, je vous rassure. Mais il y avait encore beaucoup de questions liées au développement d’un presque deuzans qui me travaillaient.

Aujourd’hui, quand je vois ma Mini-Koala faire des phrases de plus en plus complexes, essayer de prononcer correctement le prénom du Miracle, développer un vocabulaire de plus en plus riche, se lancer dans de nouveaux mots (toteuse et padra pour aujourd’hui (gigoteuse et sparadrap en français)), répéter des phrases en boucle (est parti le monsieur des travaux, prononcée en continu pendant 15 horriblement longues minutes jusqu’à ce que le goûter me délivre), découvrir toujours plus de bruits à faire avec la bouche (la langue qui claque est le son préféré ces jours-ci), …. Je me dis qu’on est bien loin du premier (et émouvant) papa, prononcé vers ses 7 mois et demi dans sa chaise haute.

Lorsque je la regarde courir, monter les escaliers, faire du toboggan, déplacer la chaise jusqu’à l’évier pour qu’on lui lave les mains, escalader la table à langer pour regarder sa sœur (on a depuis investi dans une petite marche!), se savonner et se sécher toute seule, manger sans aucune aide (mais avec un grand bavoir pour elle, et un balais pour nous), ranger ses jouets pour en sortir d’autres, donner la main dans la rue, commencer à surveiller la couleur du bonhomme au passage piéton… Le temps des premiers pas hésitants n’est qu’un lointain souvenir.

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Mais c’est lorsque elle vient faire des bisous, nous prendre la main en disant « assis » pour qu’on joue avec elle, se blottir dans nos bras lorsqu’un bruit est inhabituel ou trop fort, s’allonger à côté du Miracle en la couvrant de bisous ; lorsqu’elle fait des blagues ( est parti ! en cachant l’objet dans son dos ou sous ses fesses), chante petit papa Noël (on est qu’en février, tout va bien), rigole plus que de raison,…. C’est dans tous ces moments-là que je me dis qu’à 1 an 10 mois et 7 jours on n’est plus un bébé, et que l’enfant est déjà bien présent (son caractère est bien défini, les échanges sont nombreux et riches).

C’est lorsque je la vois que je me dis que mon père m’a un peu connue ( en tout cas plus que ce que je l’ai connu), et il m’aura fallu plus de 30 ans pour en avoir la certitude.

Maintenant, je vois les choses différemment, puisque depuis quelques jours je me mets à la place de mon père, et je découvre un nouveau sentiment, la peur que tout puisse s’arrêter un jour. J’ai déjà partager beaucoup de premières fois de Mini-Koala et j’aimerais en vivre bien d’autres.

PS : ne soyez pas désolé pour moi, ça m’a toujours énervée ☺ C’était il y a bientôt 32 ans, le temps a fait son œuvre (je ne m’en fiche pas non plus, soyons honnêtes). Mais surtout ça fait partie de mon histoire, de moi, ca a été ma force dans les moments difficiles et ça a contribué à faire ce que je suis aujourd’hui.

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