Koala en pma

Nos aventures sur le long chemin de la PMA… Avec un Happy End !

30 juin, une histoire de date

30 juin 2014 : ponction fiv 1

—> 7 ovocytes, absence de fécondation. 

Passage en ICSI. Merci d’avoir joué, mais DNLP a gagné.

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30 juin 2015 : on touche à la fin de la stim de la fiv ICSI 2, appelée aussi « stim tortue ».

—>Tout ça pour 6 ovocytes, qui donneront 3 embryons (dont un moche). 

Comme une envie de tout laisser tomber. DNLP m’a épuisée. 

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30 juin 2016 : Mini-Koala a bientôt 3 mois

—> Nous nageons en plein bonheur, conscients chaque jour de notre chance ! Je me suis réconciliée avec mon corps qui nous a fait galéré 4 ans, mais je reste amère avec DNLP.

DNLP a été battue. Nous savourons notre plus belle victoire.

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30 juin 2017 : 30sa+5 pour notre Miracle, en attente du verdict du cardiologue

—> DNLP nous en fait voir de toutes les couleurs, encore. Mais on ne lâche pas ! 
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À l’avenir, DNLP serait bien gentille de trouver quelqu’un d’autre pour se divertir à cette date ! 

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Je vous fais un point cardiologue demain matin. Plus que quelques heures d’attente avant de savoir ce qui va nous arriver cette année ! 

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Vous dire « merci »

Il y a un peu plus de deux ans, je faisais mes premiers pas ici, pour trouver le courage de continuer à me battre. Et vous étiez là, avec vos parcours si différents et vos émotions si ressemblantes, avec vos mots qui savent prouver que l’on n’est pas seul dans cette galère et qu’il y a toujours un peu d’espoir tant que l’on se bat. Grâce à vous, j’ai trouvé la force de me relever et de me plonger dans l’ ICSI 1 bis.

L’année dernière, en février, vous avez été là, une fois de plus, face à l’envie de tout laisser tomber quand la FC nous est tombée dessus.

En juin-juillet 2015, c’est encore vous qui avez cru à cette stim tortue et qui m’avez fait sourire, alors que j’étais lassée des montagnes russes de la Pma.

En août, vos douces pensées, vos messages chaleureux (et vos ordonnances 💖💖💖) m’ont aidée à ne pas craquer et à garder un peu d’espoir dans ce début de grossesse compliqué. 

À chaque étape difficile de la grossesse, vous étiez encore là (pour certaines, jusque dans ma boîte aux lettres. 💖, encore).

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C’est pour tout ça que je voudrais vous dire MERCI. 
Merci d’être l’oreille attentive et compréhensive que l’on peine à trouver IRL.

Merci de m’avoir rappelé que la PMA n’est pas la seule chose qui nous définit, même si elle occupe/occupait une bonne partie de nos emplois du temps.

Merci pour toutes les belles rencontres que j’ai pu faire ici, qui se sont parfois transformées en rencontres réelles.

Merci pour votre humour, votre sincérité et votre abnégation. Vous êtes vraiment de belles personnes !

Joyeuses fêtes à toutes (et tous?).

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~MILK~ Une autre saveur

J’ai toujours fait un sapin, même pendant la PMA, malgré le gros pincement au cœur qui entourait les fêtes.

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L’année dernière, le sapin à été décoré avec un peu plus de légèreté.

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Cette année, c’est avec une autre saveur que j’entame le mois de décembre. 

Les yeux de Mini-Koala pétillent et mon cœur fond…

Je crois que je suis enfin réconciliée avec Noël !

(Oui, pendant au moins un mois, je vais répéter « Non, ne tire pas sur les boules. ». En boucle. Mais celles du bas sont en plastique 😉

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Et vous, à quoi ressemble votre sapin?

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L’arrivée de Mini-Koala

Je vous avais promis cet article. Mini-Koala va avoir déjà 6 semaines samedi et je n’ai pas encore pris le temps de vous raconter notre rencontre. (Ptibichon, tu as bien fait de planifier l’envoie du colis de ton concours en juillet, parole de Milk débordée!!)

Allez, c’est parti !

Rappel :

J’ai prévu d’accoucher près de mon centre pma, à 100km de chez moi. Il a été convenu avec Docteur Sourire, dès les premières semaines de grossesse, que je n’accoucherai pas à l’hôpital à 5 minutes de chez moi trop facile (mauvaise réputation que je n’ai pas envie de tester). La grand-mère du Koala a une maison à 10 minutes de la clinique qui est vide depuis qu’elle est en maison de retraite. Nous irons donc nous installer là-bas 2-3 semaines avant la DPA (en vrai, on y est allés 5 jours avant on est trop bien chez soi) et le Koala fera les allers-retours pour aller bosser.

 

Vendredi 1er avril, 41SA tout pile :

Cela fait 3 jours que Mini-Koala a le dos à droite, ce serait bien qu’il se tourne .

J’ai rendez-vous à la clinique pour un monito de contrôle et une écho à 11h.

Tout va bien : pas de contractions, col fermé mais court (c’est là que les chemins de Mini-Koala et de TED se sont séparés!).

On passe à l’écho pour vérifier que Mini-Koala va bien et qu’il y a assez de liquide dans sa piscine. C’est mon gynéco qui s’occupe de moi (il est de garde tout le WE). Tout est OK, il me donne rdv dimanche à 11h pour un autre monito et une autre écho et me dit que si rien ne bouge, ce sera déclenchement mardi matin. OK, même pas peur, j’ai parié sur le 1er avril entre 18h et minuit pour l’arrivée de Mini-Koala. le gynéco rigole et me dit à ce soir alors !

Nous partons manger chez des amis, il est 13h et une première contraction (pas douloureuse) pointe le bout de son nez. On plaisante, d’autres suivront dans l’après-midi (toujours pas douloureuses) mais pas régulières. Cacahuète, la filleule du Koala, valide le choix du prénom (en vrai le Koala s’est plié à mon idée et a légèrement dirigé son choix : on ne fait pas totalement confiance à une enfant de 4 ans ! ).

Le soir, repas chez mes parents. Des contractions, toutes les 7, 12, 20 minutes… OK, j’arrête de regarder l’heure, ce n’est ni douloureux ni régulier.

Il est 21h, on rentre chez la grand-mère. On est crevés et de toute façon, il n’y a pas la télé. Allez, zou, au lit. le Koala, crevé par sa semaine d’allers-retours au boulot s’endort immédiatement. Moi je prends le temps : douche, crème anti-vergetures, pause pipi. Et là, en m’essuyant, il y a du sang. Pas beaucoup, mais du sang quand même. Il est 21h45, je réveille le Koala et lui explique la situation. Il pense que c’est inutile d’aller à la clinique, je le convaincs en lui lisant les recommandations de ma clinique sur le départ à la maternité. il y a bien écrit saignements, même légers. On part, convaincus qu’on y va pour rien et que c’est le TV du matin qui a provoqué les saignements.

 

Vendredi 1er avril, 22h :

Clairement, il me reste 2h pour pondre et gagner mon pari, je me fais à l’idée que j’ai perdu.

Je sonne, explique mon problème et on nous ouvre l’ascenseur (tout un protocole pour accéder à la maternité la nuit). Une infirmière nous attend en haut, elle nous installe et me demande de remplir mon gobelet (ouais ! Ils ont compris qu’un flacon en fin de grossesse c’est de la torture!!). Je lui explique que c’est impossible puisque je sors des toilettes (d’où ma visite à 22h si vous avez suivi). Ok, on laisse tomber alors. Mon sage-femme arrive. Il me demande comment était mon col le matin et propose, si je suis inquiète de vérifier. Je ne suis pas du tout inquiète, je suis là parce que c’était écrit qu’il fallait que je vienne !!! Donc non merci.
Il me pose le monito et pour lui les saignements c’est juste le bouchon muqueux. Je ne sais pas à quoi ressemble un bouchon muqueux, mais chez moi y’a bouchon et là ça ne pouvait pas boucher quoique ce soit. Ok, en gros il confirme que je suis venue pour rien, mais je suis là, j’ai droit à mes 30 minutes de monito.
A la fin théorique du monito, mon sage-femme revient et me dit qu’on prolonge ledit monito parce que Mini-Koala ne supporte pas terrible les contractions. Les contractions? Quelles contractions??? (Bon, ok, en vrai j’en ai un peu, mais pas plus que certains soirs et elles ne sont toujours pas douloureuses.)
Une heure plus tard, le monito est fini et j’ai le droit de rentrer chez moi (enfin chez la grand-mère) « si vous pensez que vous pourrez dormir ». Bien sûr que je me sens, puisque je ne suis pas du tout venue pour les contractions.

Il est minuit, nous nous couchons et moi j’ai perdu mon pari.

 

Samedi 2 avril, peu après minuit :

Je suis couchée, oui, mais je ne dors pas (contrairement au Koala, c’est gentil de vous inquiéter pour lui). Je sens les contractions et elles commencent à piquer un peu. à 1h43, je me décide enfin à regarder l’heure sur mon portable, parce que quand même elles ont l’air régulières et rapprochées les coquines. On est entre 7 et 10 minutes, et j’ai des petites douleurs de règles.
Pour ne pas réveiller la Koala, je décide de me lever, d’aller faire pipi, de prendre une douche…. Et ça pique toujours ! Ma maternité demande 2h de contractions toutes les 5 à 10 minutes pour aller leur rendre visite. Il va falloir que j’attende encore un peu.

 

Samedi 2 avril, 2h40 :

J’ai mal (grosses douleurs de règles, oui, chez moi on ne plaisante jamais à J1 !), ça ne fait pas 2h, mais là on est passé à 5 minutes entre deux contractions. Je réveille donc (encore) le Koala, je lui dis que j’ai des contractions et qu’on va y aller. « Mais t’es sûre? » « Oui, on va y aller, habille-toi. » Et là, une contraction est apparue et il a compris qu’il FALLAIT y aller (c’est mieux qu’un long discours!).
On monte dans la voiture, les contractions sont maintenant toutes les deux minutes.

 
Samedi 2 avril, 3h :

Arrivés devant l’ascenseur de la maternité, le Koala sonne et donne le motif de notre troisième visite « Ma femme a des contractions toutes les deux minutes » (C’est de moi qu’on parle là ??? Je ne réalise toujours pas que la pma a changé notre vie.)
C’est la même infirmière qui nous accueille aux portes de l’ascenseur « Ah ben là c’est plus pareil que tout à l’heure! ». Non, je confirme ! Mais on ne vient pas pour les mêmes raisons non plus !
Elle nous installe dans la salle de travail et me donne mon gobelet.
Le sage-femme rentre dans la salle et me dit « Rebonsoir. » Je lui réponds qu’il avait raison, je n’ai pas dormi moi. Il me pose mon monito et me dit qu’il revient pour faire un TV dans 1 minute. Je m’exécute : j’attends donc les fesses à l’air, avec la porte entrouverte. Le Koala est un peu choqué : « Mais arrête, la porte est ouverte ! » Je lui réponds qu’il n’y a que du personnel soignant dans cette partie là de la clinique et que de toute façon j’ai perdu ma pudeur au cours des 4 dernières années. Le SF est de retour et m’examine : « Ca a un peu bougé. » Il sort. On se regarde avec le Koala. « Un peu bougé »? C’est une façon délicate de me dire que je ne suis pas encore à un ? J’ai mal pourtant, qu’est-ce que ça va donner pour la suite ?? (J’en profite pour vous glisser que je n’ai pas rempli mon gobelet, puisque le sage-femme m’a placé le monito avant. L’infirmière va râler, ça fait deux fois que je lui fais le coup ce soir!)
Quelques minutes après, je ne me sens pas bien, demande au Koala de sonner et vomis (le Koala a juste eu le temps de m’attraper une bassine, je suis sûre qu’il est ravi… Pardon mon amour.) Le sage-femme arrive en courant accompagné d’une autre SF (enfin je crois qu’elle était aussi SF). C’est rien, ça va mieux, mais merci d’être venus.
Une fois le monito fini, les prises de sang terminées, j’ai le droit de monter sur mon ballon. Ca soulage ! Et pour être sûr que je bouge, le Koala donne discrètement des coups de pied dans le ballon le bougre, il me l’avouera le lendemain.
L’adorable sage-femme revient et prend de mes nouvelles (en gros j’ai mal, mais je gère grâce au ballon et à la respiration). « Bon, qu’est-ce qu’on fait ? Si vous êtes toujours à 5-6 on pose la péri, mais si vous êtes à 7-8 on se lance sans péri? » Là, j’ai buggé !! 5-6????? Ah, c’est pas pour ne pas me décourager qu’il n’a pas voulu me dire à combien j’étais en arrivant, mais pour que je ne panique pas (et c’est pour ça aussi qu’ils sont arrivés à deux en courant quand j’ai sonné… tout s’explique.). Mais là, je suis sous le choque !! C’est donc le Koala qui répond pour moi, que oui, avant aujourd’hui c’est ce qu’on avait imaginé.
Le sage-femme revérifie donc mon col et me dit qu’il appelle l’anesthésiste. Je retrouve le sourire entre deux contractions, évidemment. Il doit être 4h, j’alterne ballon et monito et j’attends de pied ferme mon sauveur l’anesthésiste. (A ce moment-là, j’ai perdu toute notion de temps, vous m’excuserez, j’étais concentrée sur ma respiration.)

 

Samedi 2 avril, 5h :

Mon sage-femme propose de me passer en salle d’accouchement. L’anesthésiste va arriver. Ok, on y va (et je perds les eaux au deuxième pas. Sympa, je suis trempée et on va me suivre à la trace dans le couloir !).
Une fois arrivés (oui, traverser un couloir avec des contractions et en perdant les eaux ça prend du temps), re-monito cette fois avec une jolie blouse bleue qui laisse voir les fesses (moment nostalgie, la dernière fois que j’étais habillée comme ça, c’était le 3 juillet, date du début de grossesse). J’ai mal, il est où ce p****** d’anethésiste ???? On me demande de me mettre sur le côté gauche. A chaque contraction le cœur de Mini-Koala descend à 60, je vois bien que les contractions il n’aime pas ça (en même temps à 22h c’était déjà pas trop son truc). On me promet l’arrivée de l’anesthésiste depuis plus d’une heure, le moral prend un coup à chaque fois qu’on me dit qu’on va l’appeler. Mais qu’est-ce qu’il fait boréal ????

 

Samedi 2 avril, 6h :

L’anesthésiste arrive enfin ! Elle s’installe, n’a pas le matériel qu’elle demande, s’en va, revient, repart, revient (et moi je vais la mordre si elle ne me pique pas rapidement !!). Elle demande à l’infirmière 2 doses de tel produit, l’infirmière lui répond qu’elle a préparé 3 doses de l’autre. Mais bord@l, depuis plus de 2h on me vend du rêve avec la péridurale et ils ne sont pas fichus d’avoir préparé le matériel ??? Le moral est proche de 0 !

 

Samedi 2 avril, 6h30 :

Le Saint-Graal est enfin là ! Le Koala a le droit de rester pendant la pose de la péri, c’est parti.

Elle pique, et je sens la piqûre à droite. Euh, ça doit être mon imagination.
1ère contraction sous péri, ouf, je respire ! Ah, ben en fait non. Tout va bien à droite, rien ne va plus à gauche. Ils me font me coucher sur le côté gauche pour que le produit se diffuse, ils me réinjectent 2 doses, mais rien n’y fait, la péri ne fonctionne qu’à droite. Et je n’ai pas le droit de me lever pour essayer de me soulager.
Entre temps, on change de sage-femme. Elle m’explique comment gérer la douleur (serrer les abdos là où j’ai mal (les ab quoi?) et souffler comme dans une paille). Bref, on s’occupe entre deux TV.
Mini-Koala est bloqué par un bourrelet que fait le col. Le temps est interminable. J’ai toujours mal. Je rêve de faire du ballon.

 

Samedi 2 avril, vers 8h45 :

L’auxiliaire de puériculture amène le berceau dans la salle d’accouchement « pour que ce soit plus concret ».
On entend les pleurs d’un bébé dans la salle d’en face. On se dit que la dame, elle, elle a fini et qu’elle a son bébé dans les bras.
La sage-femme m’installe les étriers. Elle me fait essayer de pousser (bloquer la respiration et tirer sur les bras). Je continue de respirer pour la douleur. Je me dis que pousser et respirer pour la douleur sont deux choses incompatibles, mais on n’en est pas encore là.
Le gynéco entre dans la salle. Il m’explique la suite : il va poser une ventouse pour que Mini-Koala puisse enfin passer le col (et oui, Mini-Koala n’a pas vrillé, donc il regarde en l’air… comme ses parents), mais moi je dois pousser. Ok, je suis là pour ça, hein?
Je commence à pousser lorsqu’on me le demande. Le gynéco tire sur sa ventouse…. qui se décroche et vole derrière lui…. 2 fois ! Il me dit qu’il voit ses cheveux. Le Koala regarde, moi j’ai le droit de les toucher et la sage-femme me dit qu’on pourrait lui couper des mèches. Des mèches, carrément ????  Allez, on y retourne ! Moi je me concentre sur les voix qui me demandent de pousser et d’arrêter.

 

Samedi 2 avril, 9h18 :

3 contractions plus tard, on me pose Mini-Koala, tout chaud et tout doux sur le ventre. Les larmes coulent sur mes joues. Oubliées les douleurs des 3 dernières heures. Il a de la voix ce petit être ! Deux auxiliaires ou sages-femmes le frottent pour le réchauffer et soulèvent le drap qui l’enveloppe au bout de quelques secondes. Mini-Koala est une fille et a effectivement beaucoup de cheveux. Je la regarde et les larmes continuent de couler. On me demande de lui parler pour la rassurer, mais les mots ne veulent pas sortir. Les émotions se bousculent dans ma tête : on s’est battus autant qu’on a pu et aujourd’hui, après 4 ans et 9 mois de combat, nous avons réussi. Nous sommes parents, je suis maman.
Après quelques secondes, je lui dis bonjour et on nous demande son prénom que l’on donne en chœur !
Elle est reprise pour les premiers soins. Elle pèse 3, 180kg et a ses yeux grand ouverts pour tout regarder autour d’elle.
Le gynéco continue de s’activer entre mes jambes. Il me dit d’un air tout désolé qu’il a dû couper et qu’il doit maintenant me recoudre. Je lui réponds que je ne suis plus à quelques points après tout ça ! (Bon, quelques jours plus tard, je vais les maudire ces points.) Il regarde mon placenta et j’avais pas prévu de le voir moi (c’est gros ce machin quand même). Je le laisse faire ce qu’il a à faire (sympa la sonde urinaire, trois fois) et je regarde le Koala, Mini-Koala et l’auxiliaire. C’est un papa ravi et aux petits soins, qui parle à sa fille pour la rassurer. Mes larmes recoulent.

On me ramène ma fille pour le peau à peau et la tétée d’accueil. Deux heures de bonheur. Le début d’un nouveau chapitre. La fin de 4 longues années de galères, de peines, de peur.

 

 
Pour les petites anecdotes :

A 9h31, je demande au Koala à quelle heure elle est née. Il me dit qu’ils ont dit 9h18, je lui réponds que je n’ai rien entendu.
J’apprends par la même occasion qu’il n’a pas pu couper le cordon. Lorsqu’il s’est approché, le gynéco s’est empressé de couper et a dit que le champagne c’était pour lui. Une façon délicate de dire qu’il y avait urgence. Je n’ai rien entendu.

J’ai appris le lendemain qu’à sa naissance, ils avaient annoncé que c’était une fille. Je n’ai rien entendu. Le Koala et moi ne l’avons donc pas su de la même façon, alors que nous étions dans la même pièce.Quand je vous dis que j’étais concentrée sur la poussée !

 Je suis devenue Maman, mais je reste à jamais une Pmette. Il y a des blessures qui ne guérissent pas totalement. Celle-là me permet chaque matin de connaître ma chance.

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La recherche du prénom : à vot’ bon coeur !

Durant nos 49 mois d’essais, le prénom était un peu le sujet tabou, il ne fallait pas trop s’emballer. Nous avions des goûts proches pour un prénom féminin, aucune idée pour un garçon, mais on avait le temps.

Aujourd’hui, à 38 SA + 4, on a un prénom masculin (trouvé assez facilement quand on y repense) et on avait un prénom féminin (même 2)… Oui, j’ai bien utilisé le passé, ce qui nous met dans la m@rde ! Quoique, nous pensons tous les deux que ce sera un garçon, alors pourquoi s’embêter à chercher?

A force de lire le livre des prénoms, on le connaît par cœur.

Je fais donc appel à vos idées, on ne sait jamais si deux pages s’étaient collées.

Voici donc nos critères, histoire de vous aiguiller un peu :
– nous aimons beaucoup : Emilie, Elisa, Lisa, Justine
– Emilie est déjà pris par la marraine de Mini-Koala (Et elle ne semble pas vouloir changer de prénom pour nous faire plaisir…. On va peut-être pas la garder comme marraine alors, elle n’a pas le sens du sacrifice!)
– suite à l’anniversaire de Cacahuète (4ans), nous avons éliminé Lisa/Elisa (on ne s’était pas clairement mis d’accord avec le Koala), car TOUTES les petites filles invitées portaient un prénom en -a.
– on était donc partis sur Justine, jusqu’à ce que je me réveille la semaine dernière en sursaut en réalisant qu’il y avait un jeu de mots (très capilotracté) avec notre nom de famille… Ce fût un double-véto immédiat !
– il ne faut pas un prénom en -o (pourtant c’est mignon Margaux)

Voilà, à vos commentaires ! Proposez vos idées ET départagez Lisa/Elisa… parce que ça reste quand même des possibilités envisageables.

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20 octobre 2015 : le jour où j’aurais dû accoucher

Dans la tête de la Koala aujourd’hui : (Article très décousu)

20 octobre 2014 : Notre fiv icsi 1 bis nous offre 3 embryons et une hyperstim. Après négociations avec Docteur Sourire, nous transférons un seul embryon de J2. Résultats 15 jours plus tard, c’est négatif.

23 janvier 2015 : Nous décongelons nos deux pingouins, Djobi et Djoba, nos deux beaux J3. Djobi a décidé de s’accrocher…. Mais pas très longtemps. Fausse-couche à 5SA+3, la claque est terrible.

Les semaines défilent, et j’ai souvent cette petite pensée pour Djobi face à mon ventre vide.

17 mai 2015 : La pause est finie, les examens complémentaires n’ont rien révélé, on se lance dans la fiv icsi 2, car il faut bien avancer.

3 juillet 2015 : la ponction marque le début de cette belle aventure : Mini-Koala s’accroche le 6 juillet.
Les semaines passent, mon ventre grossit et mon esprit s’allège.

20 octobre 2015 : Aujourd’hui, Djobi est dans mes pensées, et plus que jamais, c’est moi qui m’accroche à mon Mini-Koala.

Je n’ose imaginer la souffrance de celles qui vivent cette journée le ventre vide. Mais aujourd’hui, c’est surtout à Grumpy que je pense : le temps n’effacera pas tout, mais la douleur s’attenuera ma jolie.

sans-titre (2)

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En attendant demain

Moral où es-tu?
Avec l’Espoir?

Ce serait bien que vous veniez rejoindre la chance. On se donne rdv demain à 12h30 !

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« Je ne peux pas être sur tous les fronts » + « DNLgrosseP lâche-moi bord@al de m@rde !! »

Etre polie, j’y penserai un autre jour….

Voilà l’article que j’ai commencé hier. Je l’ai terminé ce matin, je le publie quand même, même si ce n’est plus vraiment d’actualité, enfin je crois. Je vous écris aussi « DNLgrosseP lâche-moi bord@al de m@rde !! », parce qu’aujourd’hui elle a encore décidé de me faire chier… Et que je n’ai plus vraiment d’espoir.

  • « Je ne peux pas être sur tous les fronts »

Oui, ça paraît évident. Mais c’est une prise de conscience pour moi. Prise de conscience qui a commencé en janvier je crois.

Pour la fiv 1, j’étais dans ma classe avec mes 29 élèves le lendemain de la ponction. Je n’étais évidemment pas au top de ma forme, mais j’étais au travail, au moins physiquement (faut dire que je découvrais les joies d’une hyperstim et que je n’arrivais toujours pas vraiment à me réveiller de l’anesthésie de la veille). Et puis la suite, on la connaît : absence de fécondation, donc pas de transfert. Il était hors de question que je reste chez moi pour me reposer puisque lorsque j’étais seule je ne faisais que pleurer.

Pour la fiv icsi 1 bis, tout s’est bien goupillé, puisque la ponction a eu lieu le premier jour des vacances. Le transfert a également eu lieu pendant les vacances. L’hyperstim a aussi eu lieu pendant les vacances. Pas de décision d’arrêt à prendre (mais des vacances très peu reposantes).

Pour le TEC, là, en revanche ça a été plus casse-tête. Programmé sur janvier, il n’y avait pas de vacances à l’horizon (mon centre étant fermé pendant les vacances de Noël). Nous avons placé le transfert le vendredi, comme ça j’étais en arrêt seulement un jour, puis en WE. J’avais désormais deux petites poussières de vie au creux de moi, et elles devenaient mes priorités.
Puis la pds positive. Ressentir cet immense soulagement, le sourire aux lèvres. Réaliser tout le poids qu’on avait sur les épaules et surtout réaliser qu’on ne s’était pas aperçu de cette pression (pas à ce point je veux dire). Se dire qu’on a eu raison de se battre, que toutes nos larmes versées sont désormais récompensées. Mais que quand même, on a un peu oublié de vivre en cours de route.

Puis les premiers saignements. Se dire qu’on a essayé de rester calme, mais que ça n’a pas suffit. Accepter les 15 jours d’arrêt comme une évidence, pour le bien de Djobi.

Puis la FC. Et la descente aux enfers qui l’accompagne. Se dire qu’il faut tout recommencer, sans avoir la certitude que ça marchera, pour de bon cette fois, un jour. Connaître le poids de ce que l’on vit, et connaître la tristesse et les doutes qui l’accompagnent.

Pour la FIV icsi 2, c’est donc dans un tout autre état d’esprit que je me suis lancée de ce nouveau chapitre.
Un an après la fiv1, peu importe le nombre de jours d’arrêt (mais docteur Sourire n’est pas très généreux). La seule contrainte que je me suis fixée était de pouvoir être présente à ma sortie scolaire. C’est bon, c’est fait.
Je crois que depuis mercredi, début du gonal, je suis en pré-vacances. Les livrets sont remplis, prêts à être donnés. Les dessins ont été détachés des murs, rangés dans les pochettes. J’ai cette sensation que l’année scolaire est finie, et que la semaine prochaine est une semaine PMesque, uniquement. Je me dis que je ne retournerai pas à l’école après la ponction, et cela ne me dérange pas. Mon objectif est clairement cette fiv, et je sais maintenant l’énergie qu’elle me demande. Et je suis réaliste : je ne peux pas être sur tous les fronts.

  • « DNLgrosseP lâche-moi bord@al de m@rde !! »

Je vous le fait en bref, comme ça je peux retourner pleurer tranquillement.

Câlin ce matin. Règles ce matin. Une Koala qui pleure. Un Koala qui ne comprend pas plus comment c’est possible. Une fiv icsi 2 qui semble plus que compromise. Un week-end pourtant ensoleillé, mais qui ne s’annonce pas joyeux en attendant le rdv avec docteur Sourire lundi soir.

Je ne comprends pas : je n’ai pas loupé de provames (j’en suis certaine : l’expérience du TEC m’a un peu traumatisée…), et je n’ai fait que trois injections de gonal. Je n’ai donc pas pu ovuler. Comment puis-je avoir mes règles ?

J’ai d’abord pensé à des saignements (j’avais eu ça pour l’IAC4. Docteur Sourire avait dit que ça arrivait car le col est plus fragile à cause des hormones. Cette IAC4 a aussi été arrêtée, mais c’est un autre sujet.), mais l’abondance et les douleurs qui sont associées ne laissent pas vraiment de doute.

Je voudrais qu’on m’endorme jusqu’à lundi soir, histoire que j’arrête de trop penser et surtout de pleurer (oui, je sais : pleurer ne changera rien, mais ça me soulage un peu).

Je n’ai vraiment aucun espoir. Mais avec le Koala, on se dit que c’est peut-être mieux de s’apercevoir qu’il y a un problème avant la ponction plutôt qu’après. On se raccroche à ce qu’on a. On sait qu’on est tous les deux, dans une mauvaise passe, certes, mais tous les deux quand même.

DNLgrosseP : je t’en prie, fous-moi la paix. Je suis à bout de tes conneries. J’en veux à mon corps de me jouer de sales tours, mais si tu arrêtais de me faire chier, je crois que lui et moi on pourrait enfin se réconcilier (Faut dire que depuis février, on n’est plus trop copains mon utérus et moi. On cohabite, mais c’est un peu la guerre froide.). Le message est clair : lâche-moi ! J’aimerais avoir une bonne nouvelle lundi…

Sur ce, je retourne pleurer. Je viendrai vous faire un compte-rendu lundi soir.

Ps : Avez-vous pensé à vos actions Kleenex ? (Si oui, vous allez être richesssssssssss!)

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Il y a un mois

1mois

Il y a tout juste un mois, nous vivions notre pire vendredi 13 (heureusement, je ne suis pas supersticieuse, car il y en a 3 cette année).
Nous étions montés très haut dans les montagnes russes de la pma, nous sommes redescendus très bas.

Depuis, la Vie a repris. Je vous disais la semaine dernière que j’allais mieux, c’est encore plus vrai aujourd’hui. Peut-être que la reprise du travail et du sport n’y est pas étrangère. L’homéopathie joue peut-être aussi son rôle…

J’attends J1 (mais je ne sais pas pour quand, ça fait une semaine que je me dis qu’il va pointer le bout de son nez! Mon 85B déborde me fait mal. ), pour prendre rdv avec Docteur Sourire, faire une écho de contrôle post-fc, récupérer les ordonnances pour le caryotype, suggérer d’autres examens (anticorps), envisager la suite.

Je n’ai tjs pas pris de décision tranchée sur la reprise (ou non) des traitements mais il me semble toujours impensable d’attendre fin octobre sans rien tenter… Affaire à suivre, encore.

Pour celles qui sont intéressées, voilà la prescription de l’homéopathe.

Lachesis 9 ch

Sepia 7 ch

Phytolacca 9 ch

Actaea racemosa 9 ch

Ambra grisea 9 ch

Conium maculatum 7 ch

Natrum mur 7 ch

Le tout en trituration de 60g.  3 dosettes matin et soir

Je vous souhaite un bon WE, avec une pensée particulière aux déçu(e)s de la semaine (pour la plupart OPK!) : nous l’aurons notre victoire. Il faut prendre le temps de se relever et on y retourne, encore plus déterminé(e)s!

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Protégé : Râleries et confidences : partie 3

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