Koala en pma

Nos aventures sur le long chemin de la PMA… Avec un Happy End !

17 mois, 1 jour, 12 heures et 8 minutes

C’est le temps qui sépare la naissance de mes deux Amours.

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Le Miracle a fêté ses 2 mois et je ne vous ai toujours pas raconté sa naissance… Il faut dire que deux pépettes avec 17 mois d’écart, ça m’occupe bien ! 

Allez, c’est parti ! Retour sur ma dernière semaine de grossesse.

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Je suis à 8 mois et demi, +8,5kg, Mini-Koala demande énormément d’attention et veut être aux bras constamment, et pour ma part je dois accoucher en niveau 2 b à 1h de chez moi. Nous avons un prénom de garçon mais le prénom de fille n’est pas encore arrêté.

Le Koala doit reprendre le travail et je ne me sens plus de gérer la Mini seule toute la journée. J’irai donc passer les 15 derniers jours chez ma mère à 20 minutes de la maternité (et le Koala fera les allers-retours tous les jours).

27 août, 39SA

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Lundi 28 août :  39SA+1, dernier monito chez moi avec ma SF adorée. Elle parie que c’est un garçon. 1 petite contraction. Un cœur parfait. Ok, ce n’est pas pour tout de suite.

Ça fait tout drôle de se dire que la prochaine fois qu’on se reverra le Miracle sera là.

J’embarque ma Mini-Koala, mes nombreuses valises (et ma maman venue pour la journée) et nous nous rapprochons de la mater.

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Jeudi 31 août :

39SA+4, monito avec une nouvelle sf (la femme du gynéco qui m’a suivi au début, selon ce que j’ai pu lire sur Internet…. Son ex selon ses dires ! (Moi? Oui, je mets toujours les pieds dans le plat!) ). Aucune contraction, un rythme parfait. Ok, rdv mardi. Elle aussi parie que c’est un garçon.

Le Koala fini de travailler à 21h, je lui dis de ne pas venir ce soir et de rester chez nous. « Non ce ne sera pas pour ce soir. Oui promis, s’il y a une urgence j’appelle jusqu’à ce que tu me répondes. »

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Samedi 2 septembre :

39SA+6, le Koala doit monter une balançoire chez ma mère (oui, ma  mère a un peu craqué). Il y passe l’après-midi  et continuera le lendemain avec son père. Je passe la journée avec ma Mini-Koala qui trouve qu’une balançoire en pièce détachée c’est quand même bien marrant.

Deux de mes amies ont parié que la naissance serait pour aujourd’hui. Je leur envoie un message en début de soirée « j’en suis à 2…. » « … contractions aujourd’hui ». On se marre bien! Puis de toute façon, avec le Koala on a déclaré depuis le début que la naissance aurait lieu à 41SA, c’est-à-dire le 10 septembre. Nah!

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Dimanche 3 septembre :

40SA, juste avant le départ !

40SA, le Koala et son père s’activent autour de la balançoire qui prend forme. Mini-Koala ne veut pas les lâcher d’une semelle, et moi je lutte pour qu’elle les laisse tranquille.

11h : une contraction un peu douloureuse. Ok, ça passe avec un brin de respiration. Je me dis qu’en fait c’est pour aujourd’hui. Puis je recommence à courir après ma Mini.

Dans la foulée, pause pipi (en même temps, à 40SA, je ne fais que ça !) : tiens, on dirait bien le bouchon muqueux. Je me persuade que c’est vraiment pour aujourd’hui. (Et je n’ai rien dit au Koala, toujours occupé avec sa balançoire).

Je fais manger Mini-Koala, une deuxième contraction. Avec une contraction par heure, je ne vais pas aller vite!

Il est 14h, la balançoire est enfin montée, c’est à notre tour de manger mais le père du Koala ne reste finalement pas avec nous. On lui dire au revoir, et avec une contraction et sans le montrer ce n’est pas hyper simple. J’explique ensuite au Koala qu’il est possible qu’il n’aille pas travailler lundi, il ne me croit pas.

L’après-midi se passe avec quelques contractions, ni régulières ni rapprochées (toutes le 30 à 60 minutes).

Vers 17h30 le Koala décide d’aller courir (WTF????!) . J’insiste pour qu’il prenne son téléphone, mais il ne croit toujours pas qu’il est possible que j’accouche dans les prochaines heures.

Ma mère gère le bain de Mini-Koala (moment de la journée qui est devenu ma hantise depuis quelques semaines).

Vers 18h45, le Koala rentre de son jogging. J’ai des contractions toutes les 20-40 minutes…. Il commence à prendre son temps, je l’envoie prendre une douche (bord@l!!).

Mini-Koala mange, les contractions se rapprochent et deviennent de plus en plus douloureuses, le Koala se rase (mais vraiment, WTF????!) et ma mère me conseille de m’assoir (euh, en fait maman, j’aimerais bien accoucher rapidement, donc non!)! 

On doit être à une contraction toutes les 10-15 minutes. Le Koala arrive enfin, je lui dis de manger un truc (Tu penses que c’est pour ce soir?) et je file prendre une douche.

Les contractions ne se calment pas, je ne suis pas capable de dire à quelle intervalle elles sont, mais il n’y a pas beaucoup de répis entre elles.

J’ordonne au Koala de finir sa poire (qu’il partage tendrement avec la Mini 💕), j’essaie de ne pas montrer à mon grand bébé que j’ai mal (mais elle est bien inquiète quand même) et nous lui disons au revoir. Le Koala ajoutera même « À demain, nous aurons une jolie surprise pour toi normalement ». Je fonds, mais j’ai mal !

Il est 20h, vite, on y va maintenant ! Les contractions s’enchaînent toutes les 2 à 5 minutes. À cette heure-ci, pas de bouchon. Mais les contractions assise dans la voiture sont terribles, qu’il est loin cet hôpital ! Nous validons le choix du prénom, et jusqu’au dernier moment le Koala essaie de me faire accepter son prénom (déjà refusé du temps de Mini-Koala). Nous arrivons à la mater où toutes les places du dépose-minute sont prises, on se gare donc un peu plus loin (genre 200m, les plus longs 200 mètres de ma vie!!).

Il est 20h25. Je sors de la voiture agrippée au bras du Koala. On commence à avancer, on traverse la route et je m’aperçois que je n’ai que mon dossier médical, les sacs sont restés dans la voiture. Le Koala me rassure : il m’accompagne jusqu’à la mater et quand il ira m’enregistrer il récupèrera la valise.

On continue notre marche (il faut traverser un immense hall pour arriver jusqu’à l’ascenseur et encore traverser tout un couloir pour arriver dans le bloc obstétrique). Ça me paraissait déjà long sans contraction, là c’est interminable. Les gens me dévisage (en même temps on ne voit pas souvent de nénettes en train de pondre) et dans l’ascenseur un monsieur me souhaite bon courage car il sait que ça fait mal, sa femme a eu trois enfants (on est donc d’accord : non, il ne sait pas!).

Nous sonnons enfin. On nous demande pourquoi on est là et entendre le Koala dire « Ma femme est en train d’accoucher » m’a encore fait tout drôle. On attend plusieurs minutes devant la porte, puis la SF (Carole de son petit nom) nous ouvre et nous amène en salle de travail (qui est aussi la salle de naissance dans cet hôpital). Elle a eu la bonne idée de nous mettre dans la salle 1, non pas que ce soit mon chiffre porte bonheur, mais parce que c’est la plus proche! Elle place le monito, nous laisse nous installer, m’interroge sur la grossesse (la voilà servie!) et reviens 2 minutes plus tard pour m’examiner (accompagnée de la puéricultrice).

-« Vous aviez des souhaits particuliers pour votre accouchement ?

-J’aurais aimé accoucher sans péridurale, si j’y arrive.

-Ca tombe plutôt bien, vous êtes à 9. »

Ah… Déjà ? Je me tourne vers mon Koala, un peu sonnée (je trouvais déjà qu’être à 5-6 pour Mini-Koala c’était pas mal, j’ai fait encore plus fort pour le Miracle). « Tu crois que je vais y arriver? » Question con de ma part, puisque de toute façon je n’avais plus le choix.

Puis un détail me rattrape : on n’a pas le sac où il y a le pyjama de naissance (et le brumisateur. Oui, j’y ai pensé.) ! Le Koala propose de faire rapidement l’aller-retour à la voiture. La sf et la puéricultrice se regardent, non il ne vaut mieux pas, mais ce n’est pas grave parce qu’on restera 2h en peau à peau, donc il ira après la naissance.

La sf me demande si je veux être debout (il y a un ballon à disposition) mais je ne m’en sens plus capable.

Elle me propose de rester en robe ou de mettre une blouse… Je réponds que je ne sais pas, impossible de penser avec la douleur. Elle finira par me faire choisir la blouse avec un argument choc « ce sera plus facile pour le peau à peau » (et puis je me dis que ce sera un petit clin d’œil à la ponction qu’on n’a pas eu besoin de faire pour cette grossesse !).

Elle me propose de m’allonger sur le côté, j’accepte (je crois qu’à ce moment-là j’aurais accepté n’importe quoi).

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Nous voilà à nouveau seuls dans la pièce. Nos yeux scrutent l’écran du monito, mais le rythme est bon même pendant les contractions. Ça ne m’empêche pas d’avoir peur pour la suite.

J’ai de plus en plus mal (et je le dis!), je tente de respirer calmement (mais j’ai vraiment du mal), alors pour ce qui est d’appliquer la sophro on n’en parle même pas (je me suis arrêtée à la visualisation de la salle… Pas suffisant !).

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La sf revient avec la puéricultrice, le pédiatre est prévenu (ce n’est pas la cardiopédiatre qui est de garde, dommage). Elle me demande si je veux pousser. J’ai effectivement « un truc » qui me gène, mais on est loin de ce que j’imaginais quand on décrit ce besoin.

Je me motive, après tout, faut qu’il sorte ce Miracle !

Je pousse, je crie, je broie la main du Koala, je respire, j’ai l’impression qu’on m’écartèle de l’intérieur, je dis que le Miracle ne passera jamais (avec un nombre de décibels bien trop important), je répète que j’ai mal (c’est bon, tout l’étage est au courant)… Puis quand la contraction passe enfin, je dis calmement « et en plus j’ai chaud ». Fou rire général, on me donne de l’eau. On s’y remet.

J’ai l’impression que je me déchire (ou plutôt déchiiiiiiiire), je panique un peu (« qu’est-ce que je dois faire? ») la sf me motive en me disant qu’elle voit ses cheveux. Le Koala va voir, je demande à toucher. Je sens effectivement les cheveux, mais au lieu de me booster, ça me démoralise : j’avais l’impression que le Miracle était bien plus sorti (j’imaginais qu’on en était presque aux oreilles)… Je regarde désespérément mon Koala en lui disant que c’est trop dur et que je n’y arrive pas. Et puis on s’y remet, pas le choix.

Je crois que c’est à ce moment que je me suis enfermée dans ma bulle. Je me suis dit qu’il fallait le faire sortir parce que mon petit bébé tout fragile ne devait pas être à l’aise du tout et qu’il n’avait pas besoin de ça en plus. Alors j’ai poussé même si ça ne passait pas, la SF a rompu la poche des eaux (ladite poche pour laquelle on s’inquiétait de sa fragilité à cause de l’hématome, ça m’a bien fait rire après coup!) et puis la tête est passée suivi du reste du corps (beaucoup plus facilement).

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21h26, nous avons immédiatement entendu le Miracle pleurer (énorme soulagement !). »Oh mon bébé » de ma part, « bienvenue petit bonheur » de la part de la SF qui m’a proposée de l’attraper, émotion bien visible chez le Koala qui a cette fois été invité à couper le cordon.

En vrai, j’avais compris « bienvenue petit bonhomme », alors quand la puéricultrice a proposé de regarder le sexe j’ai eu une surprise supplémentaire ! J’étais contente qu’on me parle de bonhomme, j’étais toute aussi contente de découvrir une petite fille.

J’étais surtout soulagée de voir que le Miracle allait bien en apparence.

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À ce moment-là, j’ai l’impression d’avoir un chou-fleur entre les jambes, et comme je ne suis plus à une bêtise prêt durant cette soirée, je le dis. Je ne peux même pas accuser la péridurale. Mais au moins on a bien ri durant cette heure-là !

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La SF m’a demandé de pousser pour le placenta, j’ai insisté pour qu’elle vérifie qu’il ne reste rien (histoire de m’éviter les 8 semaines de saignements et les risques d’infection).

Puis on est passé à la « couture », parce que oui, le Miracle avec ses petits 3,060kg et ses grands 33,5cm de périmètre crânien n’est pas passé sans dégâts (cf le paragraphe « je me déchiiiiire »). C’est une déchirure vaginale et des erraillures qu’il a fallu suturer. Vous savez tout.

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Le pédiatre a fini par pointer le bout de son nez. « Je ne comprends pas votre dossier. » Ok, on résume la levocardie, l’hypertrophie du myocarde, l’histoire de l’amniocentèse qui n’a pas eu lieu et la dilation du rein gauche. On rappelle que le cardiopédiatre de la Timone demandait un électrocardiogramme et une écho cardiaque.

Il ausculte le Miracle rapidement et lui place les capteurs pour l’électrocardiogramme. Comme pour tous les bébés, la surveillance a duré 2h, temps pendant lequel on passait notre regard du visage du Miracle à l’écran de contrôle (et où chaque bip imprévu nous faisait baliser). Mais tout va bien pour notre Pépette.

Fin de l’électrocardiogramme, la puéricultrice revient pour habiller le Miracle…. Et on rigole parce que le sac est toujours dans la voiture ! Le Koala le récupère.

Il est minuit et nous attendons le brancardier pendant plus d’une heure. Je confirme au Koala qu’il n’ira pas travailler lundi, il avoue que ce midi il pensait que je plaisantais. J’en profite aussi pour lui rappeler que j’ai gagné le pari (et qu’il a perdu) : c’est bien une petite poulette !

À 2h, après un plateau repas digne d’un hôpital (le côté gastronomique ce ne sera pas pour ce soir), nous sommes enfin tous les 3 en attendant d’être tous les 4. Je vais passer ma première nuit sans ma Mini-Koala, mais aussi la première nuit avec le Miracle. J’ai hâte de vivre la rencontre le lendemain !

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La rencontre fut à la hauteur de mes espérances et Mini-Koala avait bien compris l’histoire, puisque mon ventre ne l’intéressait plus du tout et qu’elle disait « bébé » en carressant sa sœur. 💕😍

Voilà, depuis ce n’est pas que du bonheur, mais on n’en est pas loin. Contrairement à la naissance de Mini-Koala, je n’ai pas senti cette vague d’amour qui m’a fait pleurer pendant 5 bonnes minutes. Ce n’est pas pour autant que je n’aime pas le Miracle.

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Nous, les oubliées…

Mam’zelle Fleur, je pense souvent à toi. Une fois de plus, j’admire ta force. Je te souhaite de réussir cette reconstruction .

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