Koala en pma

Nos aventures sur le long chemin de la PMA… Avec un Happy End !

1 an, 10 mois, 7 jours

C’est l’âge que j’avais au décès de mon père. Un cancer qui l’a emporté à ses 33 ans, laissant 2 enfants et une maman seuls (mais la maman, elle a grave assuré (il être très peu probable qu’elle passe par là, mais si jamais : 💖) ).

C’est aussi l’âge qu’a Mini-Koala aujourd’hui.

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Je me suis souvent demandé ce que mon père avait partagé avec moi. Le hasard de la vie fait que j’ai moi aussi 33 ans (et vu comme on s’est battu pour Mini-Koala, je vous assure que c’est un pur hasard ! Que celui qui pense très fort qu’en fait c’était dans ma tête parce que je n’étais pas prête blablabla…. se dirige vers la sortie, merci d’avance.) et ça remue pas mal de choses.

Aujourd’hui j’ai en partie la réponse. En partie seulement, puisque chaque enfant se développe différemment.

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Petite (8-10 ans), j’avais bien conscience qu’à presque 2 ans je marchais mais je me demandais si je savais dire « papa ». Pas besoin d’attendre Mini-Koala pour avoir la réponse, je vous rassure. Mais il y avait encore beaucoup de questions liées au développement d’un presque deuzans qui me travaillaient.

Aujourd’hui, quand je vois ma Mini-Koala faire des phrases de plus en plus complexes, essayer de prononcer correctement le prénom du Miracle, développer un vocabulaire de plus en plus riche, se lancer dans de nouveaux mots (toteuse et padra pour aujourd’hui (gigoteuse et sparadrap en français)), répéter des phrases en boucle (est parti le monsieur des travaux, prononcée en continu pendant 15 horriblement longues minutes jusqu’à ce que le goûter me délivre), découvrir toujours plus de bruits à faire avec la bouche (la langue qui claque est le son préféré ces jours-ci), …. Je me dis qu’on est bien loin du premier (et émouvant) papa, prononcé vers ses 7 mois et demi dans sa chaise haute.

Lorsque je la regarde courir, monter les escaliers, faire du toboggan, déplacer la chaise jusqu’à l’évier pour qu’on lui lave les mains, escalader la table à langer pour regarder sa sœur (on a depuis investi dans une petite marche!), se savonner et se sécher toute seule, manger sans aucune aide (mais avec un grand bavoir pour elle, et un balais pour nous), ranger ses jouets pour en sortir d’autres, donner la main dans la rue, commencer à surveiller la couleur du bonhomme au passage piéton… Le temps des premiers pas hésitants n’est qu’un lointain souvenir.

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Mais c’est lorsque elle vient faire des bisous, nous prendre la main en disant « assis » pour qu’on joue avec elle, se blottir dans nos bras lorsqu’un bruit est inhabituel ou trop fort, s’allonger à côté du Miracle en la couvrant de bisous ; lorsqu’elle fait des blagues ( est parti ! en cachant l’objet dans son dos ou sous ses fesses), chante petit papa Noël (on est qu’en février, tout va bien), rigole plus que de raison,…. C’est dans tous ces moments-là que je me dis qu’à 1 an 10 mois et 7 jours on n’est plus un bébé, et que l’enfant est déjà bien présent (son caractère est bien défini, les échanges sont nombreux et riches).

C’est lorsque je la vois que je me dis que mon père m’a un peu connue ( en tout cas plus que ce que je l’ai connu), et il m’aura fallu plus de 30 ans pour en avoir la certitude.

Maintenant, je vois les choses différemment, puisque depuis quelques jours je me mets à la place de mon père, et je découvre un nouveau sentiment, la peur que tout puisse s’arrêter un jour. J’ai déjà partager beaucoup de premières fois de Mini-Koala et j’aimerais en vivre bien d’autres.

PS : ne soyez pas désolé pour moi, ça m’a toujours énervée ☺ C’était il y a bientôt 32 ans, le temps a fait son œuvre (je ne m’en fiche pas non plus, soyons honnêtes). Mais surtout ça fait partie de mon histoire, de moi, ca a été ma force dans les moments difficiles et ça a contribué à faire ce que je suis aujourd’hui.

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Appel aux québécoises

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Une histoire de sommeil

Ma Miracle, 4 mois, fait ses nuits depuis ses 2 mois 1/2 – 3 mois (oui, elle a oublié pendant 15j au moment de Noël qu’elle pouvait tenir toute une nuit sans manger deux fois… Mais le problème semble être réglé… #DoigtsCroisés #OnEspère #NeLeDisPasTropFort).

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Le gros point noir chez nous, c’est le sommeil de Mini-Koala, 21 mois.

  • Déjà, c’est une petite dormeuse (20h30-6h ça peut largement lui suffir, sympa quand vous êtes une marmotte).
  • Elle ne s’endort jamais seule. Il faut rester dans sa chambre le temps qu’elle dorme à poings fermés. (Ça peut prendre 10 minutes quand tout va bien, ou 90 quand rien ne va -accompagnées d’un agacement parental inévitable ).

Quand tout va bien, elle est dans son lit, dans sa gigoteuse, allongée et calme avec son doudou et sa sucette (et les 5-6 autres sucettes, plus ou moins phosphorescentes, sont aussi dans le lit). Nous restons sur son fauteuil, à attendre que Morphée fasse son job.

Les jours plus compliqués, Mini-Koala est dans son lit (à barreaux), est sortie de sa gigoteuse, le doudou et les sucettes ont volé à travers la chambre, elle hurle, debout et essaye d’enjamber la barrière. Le parent (pour le coup plus vraiment volontaire, parce que préparer le repas et ranger le salon c’est bien plus attrayant comme activité), tente de calmer la bestiole avec une berceuse (pour le Koala) ou de la respiration (pour moi), en lui demandant régulièrement de s’allonger/ne pas jeter doudou/garder la sucette/fermer les yeux.

Souvent, elle s’endort d’un coup (et le parent avec, faut dire qu’il est vachement confortable son fauteuil…. Heureusement pour nous vu le temps qu’on y passe !!!).

Certains jours, rien ne va plus. Elle ne se calme pas, et notre bienveillance à aussi ses limites (ce qui n’aide en rien Mini-Koala à se calmer on est bien d’accord… Mais quand le coucher devient une corvée, on en a plus que ras le bol de l’accompagnement à l’endormissement…. (surtout qu’on n’a jamais vraiment été pour, c’est plutôt la situation qui nous y a conduits)). C’est donc une Mini-Koala en pleine crise et des parents énervés qui doivent trouver un équilibre.

  • Elle se réveille plusieurs fois par nuit.

Parfois juste pour une sucette ou un doudou perdu. Ça ne nous prend qu’une minute, mais à 3h du matin c’est infiniment trop.

Parfois, c’est une petite fille hurlant, debout dans son lit qui nous tend les bras, et c’est tout l’endormissement qui est à refaire. Et à 3h du matin, ça fait mal. On a ajouté une couette et un oreiller sur son fauteuil, parce qu’on est pas maso et vu le temps qu’on y passe il vaut mieux être bien installé. Oui, il y a des nuits où l’on passe plus de temps sur son fauteuil que dans notre lit.

  • Elle ne veut pas forcément rester dans son lit.

D’autres fois (rares quand même, rassurez-vous), Mini-Koala ne veut rien savoir et continue d’hurler sans qu’on comprenne pourquoi ( des peurs? Mais de quoi? ). Alors on câline, on rassure, on explique, on retente, elle repleure de plus belle, on s’énerve, on s’aperçoit que ça ne sert à rien, on s’énerve encore plus (la patience à 3h du mat est proche de zéro) et à bout on préfère la laisser dans sa chambre à pleurer. Ça pourrait s’arrêter là, puisque beaucoup de gens nous disent qu’il suffit de la laisser pleurer quelques nuits pour qu’elle arrête. Mais non, Mini-Koala n’aime pas la facilité. Elle essaye alors de s’évader de son lit (après s’être dandinée pour enlever sa gigoteuse) en enjambant ses barreaux. Mais elle a beau faire ses 90cm, elle tombe et pleure encore plus (je peux répondre à ceux qui ont suggéré de la laisser pleurer que maintenant au moins on sait pourquoi elle pleure ou c’est mal vu?). C’est donc 2 parents fatigués par des heures de pleurs qui déboulent dans sa chambre. Il est 5h du mat, c’est bon, la nuit est finie. (C’est grâce à cette fabuleuse nuit d’été que nous nous obligeons à rester avec elle jusqu’à ce qu’elle dorme et que nous accourons aux premiers pleurs… Oui, parce que le coup de l’évasion du lit a eu lieu plusieurs fois déjà. Elle s’en est sortie avec quelques bleus sur la tête (et même les stries du parquet), mais rien ne dit que la prochaine fois elle ne se fera pas mal).
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Elle a dû dormir correctement à 3-4 mois et de 7 à 9 mois (quand le Miracle a décidé de s’accrocher. Comme quoi, il n’y a pas que partir en vacances qui fonctionne, dormir la nuit c’est une autre piste à explorer !). Elle en a 21. Oui, nous manquons cruellement de sommeil, surtout depuis la naissance du Miracle. Jusque là, je gérais les nuits quand le Koala travaillait, je faisais la sieste avec elle. Depuis l’arrivée de numéro 2, je profite de l’heure et demie de sieste de ma Mini-Koala pour manger/allaiter/gérer le linge/ranger un minimum. Heureusement, elle va à la crèche 2 jours par semaine, et le week-end on s’octroie une grasse matinée (8h30!!!!!) à tour de rôle.

Le coucher est très ritualisé ( c’est le Koala qui gère).

On a tenté volets fermés/ouverts. Porte fermée/ouverte. Veilleuse ou non.

Nous avons essayé l’ostéopathie, sans grand succès.

Mon pédiatre lui donne de l’homéopathie (stramonium et d’autres trucs en plus). Il me conseille calmosine sommeil, j’irai demain la récupérer.

Ma sage-femme m’a parlé d’un ostéo-kiné qui serait une sorte de magnétiseur…. Elle y est allé pour les nuits de sa fille et ça a été miraculeux. Je me dis que je n’ai rien à perdre, si ce n’est 60€.

J’ai essayé les bruits blancs, elle n’y est pas du tout sensible (petite elle hurlait dès que j’allumais l’aspirateur, alors que ça endort mon Miracle). (Oui, j’étais prête à me délester de 70€ pour la peluche miracle qui sauverait nos nuits.)

J’envisage de virer la barrière de son lit, pour qu’elle se sente moins enfermée ( ça peut être ça qui lui fait peur ?), mais j’ai peur de ne plus arriver à la coucher ou de la retrouver en train de jouer au beau milieu de la nuit.
. Je prends tous vos conseils, bonnes ondes et autres incantations !!

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Édit pré-publication :

Depuis que j’ai écrit cet article, le Miracle a décidé qu’en fait la nuit c’était sympa comme moment à passer ensemble…

Achevez-moi, s’il vous plaît.

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Le Miracle qui portait bien son nom

Elle est surnommée ainsi à cause de sa conception (comment vous appelez un bébé surprise qui déb​arq​​ue 4 mois après un retour de couches d’une grossesse issue d’une ICSI, dûe aux OPK / à un test de Hunher catastrophique / à un col qui n’arrange rien / à deux hydrosalpinx et une trompe avec des adhérences / à une absence totale de fécondation en FIV classique [ne ratez malheureusement aucune mention, vous pourriez même ajouter de l’endométriose ça ne me choquerait pas] ?), elle n’a jamais aussi bien porté son surnom.

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Elle a su s’accrocher malgré un hématome qui a été présent plus de 15 semaines. Mieux, elle a réussi à naître à terme (40SA, pour une grossesse où on vous parle prématurité dès le début c’est honorable)

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Elle est arrivée sans aucun souci lié à son cœur (pourtant trop à gauche, et trop gros, et avec des parois trop épaisses et irrégulières aussi tant qu’à faire). Mieux, à l’écho cardiaque à la maternité, il n’y avait plus rien ! 

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Bon, il y avait bien son rein gauche, trop gros lui aussi pendant la grossesse. Et puis la dilatation confirmée à ses 5 semaines. À gauche et à droite. Mais comme mon Miracle est une costaude, les derniers examens ont montré que tout était rentré dans l’ordre. 
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Nous avons donc un Miracle en pleine forme, qui sourit dès qu’on la regarde (il nous faut au moins ça pour survivre au terrible two qui arrive à grands pas pour Mini-Koala...). Il était quand même super bien choisi ce surnom !
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Je vous souhaite une belle année 2018 à tous, qu’elle vous apporte votre part de bonheur !

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17 mois, 1 jour, 12 heures et 8 minutes

C’est le temps qui sépare la naissance de mes deux Amours.

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Le Miracle a fêté ses 2 mois et je ne vous ai toujours pas raconté sa naissance… Il faut dire que deux pépettes avec 17 mois d’écart, ça m’occupe bien ! 

Allez, c’est parti ! Retour sur ma dernière semaine de grossesse.

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Je suis à 8 mois et demi, +8,5kg, Mini-Koala demande énormément d’attention et veut être aux bras constamment, et pour ma part je dois accoucher en niveau 2 b à 1h de chez moi. Nous avons un prénom de garçon mais le prénom de fille n’est pas encore arrêté.

Le Koala doit reprendre le travail et je ne me sens plus de gérer la Mini seule toute la journée. J’irai donc passer les 15 derniers jours chez ma mère à 20 minutes de la maternité (et le Koala fera les allers-retours tous les jours).

27 août, 39SA

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Lundi 28 août :  39SA+1, dernier monito chez moi avec ma SF adorée. Elle parie que c’est un garçon. 1 petite contraction. Un cœur parfait. Ok, ce n’est pas pour tout de suite.

Ça fait tout drôle de se dire que la prochaine fois qu’on se reverra le Miracle sera là.

J’embarque ma Mini-Koala, mes nombreuses valises (et ma maman venue pour la journée) et nous nous rapprochons de la mater.

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Jeudi 31 août :

39SA+4, monito avec une nouvelle sf (la femme du gynéco qui m’a suivi au début, selon ce que j’ai pu lire sur Internet…. Son ex selon ses dires ! (Moi? Oui, je mets toujours les pieds dans le plat!) ). Aucune contraction, un rythme parfait. Ok, rdv mardi. Elle aussi parie que c’est un garçon.

Le Koala fini de travailler à 21h, je lui dis de ne pas venir ce soir et de rester chez nous. « Non ce ne sera pas pour ce soir. Oui promis, s’il y a une urgence j’appelle jusqu’à ce que tu me répondes. »

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Samedi 2 septembre :

39SA+6, le Koala doit monter une balançoire chez ma mère (oui, ma  mère a un peu craqué). Il y passe l’après-midi  et continuera le lendemain avec son père. Je passe la journée avec ma Mini-Koala qui trouve qu’une balançoire en pièce détachée c’est quand même bien marrant.

Deux de mes amies ont parié que la naissance serait pour aujourd’hui. Je leur envoie un message en début de soirée « j’en suis à 2…. » « … contractions aujourd’hui ». On se marre bien! Puis de toute façon, avec le Koala on a déclaré depuis le début que la naissance aurait lieu à 41SA, c’est-à-dire le 10 septembre. Nah!

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Dimanche 3 septembre :

40SA, juste avant le départ !

40SA, le Koala et son père s’activent autour de la balançoire qui prend forme. Mini-Koala ne veut pas les lâcher d’une semelle, et moi je lutte pour qu’elle les laisse tranquille.

11h : une contraction un peu douloureuse. Ok, ça passe avec un brin de respiration. Je me dis qu’en fait c’est pour aujourd’hui. Puis je recommence à courir après ma Mini.

Dans la foulée, pause pipi (en même temps, à 40SA, je ne fais que ça !) : tiens, on dirait bien le bouchon muqueux. Je me persuade que c’est vraiment pour aujourd’hui. (Et je n’ai rien dit au Koala, toujours occupé avec sa balançoire).

Je fais manger Mini-Koala, une deuxième contraction. Avec une contraction par heure, je ne vais pas aller vite!

Il est 14h, la balançoire est enfin montée, c’est à notre tour de manger mais le père du Koala ne reste finalement pas avec nous. On lui dire au revoir, et avec une contraction et sans le montrer ce n’est pas hyper simple. J’explique ensuite au Koala qu’il est possible qu’il n’aille pas travailler lundi, il ne me croit pas.

L’après-midi se passe avec quelques contractions, ni régulières ni rapprochées (toutes le 30 à 60 minutes).

Vers 17h30 le Koala décide d’aller courir (WTF????!) . J’insiste pour qu’il prenne son téléphone, mais il ne croit toujours pas qu’il est possible que j’accouche dans les prochaines heures.

Ma mère gère le bain de Mini-Koala (moment de la journée qui est devenu ma hantise depuis quelques semaines).

Vers 18h45, le Koala rentre de son jogging. J’ai des contractions toutes les 20-40 minutes…. Il commence à prendre son temps, je l’envoie prendre une douche (bord@l!!).

Mini-Koala mange, les contractions se rapprochent et deviennent de plus en plus douloureuses, le Koala se rase (mais vraiment, WTF????!) et ma mère me conseille de m’assoir (euh, en fait maman, j’aimerais bien accoucher rapidement, donc non!)! 

On doit être à une contraction toutes les 10-15 minutes. Le Koala arrive enfin, je lui dis de manger un truc (Tu penses que c’est pour ce soir?) et je file prendre une douche.

Les contractions ne se calment pas, je ne suis pas capable de dire à quelle intervalle elles sont, mais il n’y a pas beaucoup de répis entre elles.

J’ordonne au Koala de finir sa poire (qu’il partage tendrement avec la Mini 💕), j’essaie de ne pas montrer à mon grand bébé que j’ai mal (mais elle est bien inquiète quand même) et nous lui disons au revoir. Le Koala ajoutera même « À demain, nous aurons une jolie surprise pour toi normalement ». Je fonds, mais j’ai mal !

Il est 20h, vite, on y va maintenant ! Les contractions s’enchaînent toutes les 2 à 5 minutes. À cette heure-ci, pas de bouchon. Mais les contractions assise dans la voiture sont terribles, qu’il est loin cet hôpital ! Nous validons le choix du prénom, et jusqu’au dernier moment le Koala essaie de me faire accepter son prénom (déjà refusé du temps de Mini-Koala). Nous arrivons à la mater où toutes les places du dépose-minute sont prises, on se gare donc un peu plus loin (genre 200m, les plus longs 200 mètres de ma vie!!).

Il est 20h25. Je sors de la voiture agrippée au bras du Koala. On commence à avancer, on traverse la route et je m’aperçois que je n’ai que mon dossier médical, les sacs sont restés dans la voiture. Le Koala me rassure : il m’accompagne jusqu’à la mater et quand il ira m’enregistrer il récupèrera la valise.

On continue notre marche (il faut traverser un immense hall pour arriver jusqu’à l’ascenseur et encore traverser tout un couloir pour arriver dans le bloc obstétrique). Ça me paraissait déjà long sans contraction, là c’est interminable. Les gens me dévisage (en même temps on ne voit pas souvent de nénettes en train de pondre) et dans l’ascenseur un monsieur me souhaite bon courage car il sait que ça fait mal, sa femme a eu trois enfants (on est donc d’accord : non, il ne sait pas!).

Nous sonnons enfin. On nous demande pourquoi on est là et entendre le Koala dire « Ma femme est en train d’accoucher » m’a encore fait tout drôle. On attend plusieurs minutes devant la porte, puis la SF (Carole de son petit nom) nous ouvre et nous amène en salle de travail (qui est aussi la salle de naissance dans cet hôpital). Elle a eu la bonne idée de nous mettre dans la salle 1, non pas que ce soit mon chiffre porte bonheur, mais parce que c’est la plus proche! Elle place le monito, nous laisse nous installer, m’interroge sur la grossesse (la voilà servie!) et reviens 2 minutes plus tard pour m’examiner (accompagnée de la puéricultrice).

-« Vous aviez des souhaits particuliers pour votre accouchement ?

-J’aurais aimé accoucher sans péridurale, si j’y arrive.

-Ca tombe plutôt bien, vous êtes à 9. »

Ah… Déjà ? Je me tourne vers mon Koala, un peu sonnée (je trouvais déjà qu’être à 5-6 pour Mini-Koala c’était pas mal, j’ai fait encore plus fort pour le Miracle). « Tu crois que je vais y arriver? » Question con de ma part, puisque de toute façon je n’avais plus le choix.

Puis un détail me rattrape : on n’a pas le sac où il y a le pyjama de naissance (et le brumisateur. Oui, j’y ai pensé.) ! Le Koala propose de faire rapidement l’aller-retour à la voiture. La sf et la puéricultrice se regardent, non il ne vaut mieux pas, mais ce n’est pas grave parce qu’on restera 2h en peau à peau, donc il ira après la naissance.

La sf me demande si je veux être debout (il y a un ballon à disposition) mais je ne m’en sens plus capable.

Elle me propose de rester en robe ou de mettre une blouse… Je réponds que je ne sais pas, impossible de penser avec la douleur. Elle finira par me faire choisir la blouse avec un argument choc « ce sera plus facile pour le peau à peau » (et puis je me dis que ce sera un petit clin d’œil à la ponction qu’on n’a pas eu besoin de faire pour cette grossesse !).

Elle me propose de m’allonger sur le côté, j’accepte (je crois qu’à ce moment-là j’aurais accepté n’importe quoi).

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Nous voilà à nouveau seuls dans la pièce. Nos yeux scrutent l’écran du monito, mais le rythme est bon même pendant les contractions. Ça ne m’empêche pas d’avoir peur pour la suite.

J’ai de plus en plus mal (et je le dis!), je tente de respirer calmement (mais j’ai vraiment du mal), alors pour ce qui est d’appliquer la sophro on n’en parle même pas (je me suis arrêtée à la visualisation de la salle… Pas suffisant !).

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La sf revient avec la puéricultrice, le pédiatre est prévenu (ce n’est pas la cardiopédiatre qui est de garde, dommage). Elle me demande si je veux pousser. J’ai effectivement « un truc » qui me gène, mais on est loin de ce que j’imaginais quand on décrit ce besoin.

Je me motive, après tout, faut qu’il sorte ce Miracle !

Je pousse, je crie, je broie la main du Koala, je respire, j’ai l’impression qu’on m’écartèle de l’intérieur, je dis que le Miracle ne passera jamais (avec un nombre de décibels bien trop important), je répète que j’ai mal (c’est bon, tout l’étage est au courant)… Puis quand la contraction passe enfin, je dis calmement « et en plus j’ai chaud ». Fou rire général, on me donne de l’eau. On s’y remet.

J’ai l’impression que je me déchire (ou plutôt déchiiiiiiiire), je panique un peu (« qu’est-ce que je dois faire? ») la sf me motive en me disant qu’elle voit ses cheveux. Le Koala va voir, je demande à toucher. Je sens effectivement les cheveux, mais au lieu de me booster, ça me démoralise : j’avais l’impression que le Miracle était bien plus sorti (j’imaginais qu’on en était presque aux oreilles)… Je regarde désespérément mon Koala en lui disant que c’est trop dur et que je n’y arrive pas. Et puis on s’y remet, pas le choix.

Je crois que c’est à ce moment que je me suis enfermée dans ma bulle. Je me suis dit qu’il fallait le faire sortir parce que mon petit bébé tout fragile ne devait pas être à l’aise du tout et qu’il n’avait pas besoin de ça en plus. Alors j’ai poussé même si ça ne passait pas, la SF a rompu la poche des eaux (ladite poche pour laquelle on s’inquiétait de sa fragilité à cause de l’hématome, ça m’a bien fait rire après coup!) et puis la tête est passée suivi du reste du corps (beaucoup plus facilement).

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21h26, nous avons immédiatement entendu le Miracle pleurer (énorme soulagement !). »Oh mon bébé » de ma part, « bienvenue petit bonheur » de la part de la SF qui m’a proposée de l’attraper, émotion bien visible chez le Koala qui a cette fois été invité à couper le cordon.

En vrai, j’avais compris « bienvenue petit bonhomme », alors quand la puéricultrice a proposé de regarder le sexe j’ai eu une surprise supplémentaire ! J’étais contente qu’on me parle de bonhomme, j’étais toute aussi contente de découvrir une petite fille.

J’étais surtout soulagée de voir que le Miracle allait bien en apparence.

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À ce moment-là, j’ai l’impression d’avoir un chou-fleur entre les jambes, et comme je ne suis plus à une bêtise prêt durant cette soirée, je le dis. Je ne peux même pas accuser la péridurale. Mais au moins on a bien ri durant cette heure-là !

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La SF m’a demandé de pousser pour le placenta, j’ai insisté pour qu’elle vérifie qu’il ne reste rien (histoire de m’éviter les 8 semaines de saignements et les risques d’infection).

Puis on est passé à la « couture », parce que oui, le Miracle avec ses petits 3,060kg et ses grands 33,5cm de périmètre crânien n’est pas passé sans dégâts (cf le paragraphe « je me déchiiiiire »). C’est une déchirure vaginale et des erraillures qu’il a fallu suturer. Vous savez tout.

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Le pédiatre a fini par pointer le bout de son nez. « Je ne comprends pas votre dossier. » Ok, on résume la levocardie, l’hypertrophie du myocarde, l’histoire de l’amniocentèse qui n’a pas eu lieu et la dilation du rein gauche. On rappelle que le cardiopédiatre de la Timone demandait un électrocardiogramme et une écho cardiaque.

Il ausculte le Miracle rapidement et lui place les capteurs pour l’électrocardiogramme. Comme pour tous les bébés, la surveillance a duré 2h, temps pendant lequel on passait notre regard du visage du Miracle à l’écran de contrôle (et où chaque bip imprévu nous faisait baliser). Mais tout va bien pour notre Pépette.

Fin de l’électrocardiogramme, la puéricultrice revient pour habiller le Miracle…. Et on rigole parce que le sac est toujours dans la voiture ! Le Koala le récupère.

Il est minuit et nous attendons le brancardier pendant plus d’une heure. Je confirme au Koala qu’il n’ira pas travailler lundi, il avoue que ce midi il pensait que je plaisantais. J’en profite aussi pour lui rappeler que j’ai gagné le pari (et qu’il a perdu) : c’est bien une petite poulette !

À 2h, après un plateau repas digne d’un hôpital (le côté gastronomique ce ne sera pas pour ce soir), nous sommes enfin tous les 3 en attendant d’être tous les 4. Je vais passer ma première nuit sans ma Mini-Koala, mais aussi la première nuit avec le Miracle. J’ai hâte de vivre la rencontre le lendemain !

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La rencontre fut à la hauteur de mes espérances et Mini-Koala avait bien compris l’histoire, puisque mon ventre ne l’intéressait plus du tout et qu’elle disait « bébé » en carressant sa sœur. 💕😍

Voilà, depuis ce n’est pas que du bonheur, mais on n’en est pas loin. Contrairement à la naissance de Mini-Koala, je n’ai pas senti cette vague d’amour qui m’a fait pleurer pendant 5 bonnes minutes. Ce n’est pas pour autant que je n’aime pas le Miracle.

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Nous, les oubliées…

Mam’zelle Fleur, je pense souvent à toi. Une fois de plus, j’admire ta force. Je te souhaite de réussir cette reconstruction .

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36sa : les péripéties continuent

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Pas forcément. Surtout une Mini-Koala qui me prend beaucoup de temps et d’énergie (voilà 10j qu’elle est entrée dans sa phase du « non » 😱… Ça m’a fait rire le premier jour, beaucoup moins maintenant… Note à moi-même : Courage, elle n’a que 16 mois!)
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Donc en résumé, la dernière fois que je vous ai donné des nouvelles, c’était suite au changement d’hôpital, et j’attendais de rencontrer la cardiopédiatre et de visiter la néonat.

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C’est bien mignon la néonat, ça fait un peu cocon, 1 infirmière pour 3 bébés, un espace pensé pour que les parents vivent ce moment le mieux possible, les aînés et les grands-parents ont le droit de venir … Mais j’espère bien y échapper !

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J’ai pu rencontrer la cardiopédiatre. La dernière écho du cardiopédiatre de Marseille la rassure sur notre cas. Il ne devrait pas y avoir besoin d’un passage en néonat, juste une hospitalisation de 4 ou 5 jours (« au lieu de 24 à 48h »–> j’en connais peu pour qui ça a été  aussi court) en unité kangourou (chambre au sein de la maternité, où le bébé est hospitalisé avec la maman, et bénéficie des mêmes soins qu’en néonat avec une infirmière pour 6 bébés). Elle suivra l’accouchement « de loin » et ne devrait pas intervenir, sauf si le Miracle en a besoin. –> OK, on signe où ?

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Elle veut par contre refaire une écho à 35-36 sa, pour être sûre que le muscle du coeur n’évolue pas plus, sinon elle m’envoie à la Timone. 

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J’ai donc revu mon SF mardi, à 35sa+2. Il a pris plein d’images du coeur. Mais, comme il l’a dit lui-même, il n’est pas cardiologue, donc il n’est pas en mesure de contrôler l’épaisseur du muscle (même s’il n’a rien vu de particulier). Il envoie donc les images aux 2 cardiopédiatres, qui sont évidemment en vacances ! (La France en août en somme.) 
Il en a profité pour nous faire de jolis portrait du Miracle en train de téter. Et on a reçu ses cheveux 😍 très présents apparemment !
Puis, pour la forme, il l’a mesuré… Il n’aurait pas dû ! 

Si les mesures du périmètre crânien et de la longueur fémorale sont bonnes, le périmètre abdominal est trop petit (correspondant à un terme de 32sa et des brouettes), le percentile de croissance tombe au 9eme percentile. Il y a une explication logique pour expliquer le retard de croissance : le Miracle n’a plus la place et l’abdomen s’écrase (contrairement au crâne et au fémur)… 

Il s’est ensuite lancé dans l’écho doppler. Et là encore, on aurait mieux fait de boire un coup (de soft pour moi), ça aurait été plus sympa ! Il y a une histoire de résistance, pour qu’en cas d’anomalie de la circulation sanguine, le cerveau soit le dernier organe touché. Et quand la résistance au niveau du cerveau est plus élevée que celle du cordon, c’est que le bébé n’est pas assez irrigué et on est mal. –> Ah, ben on est mal. Oui, surtout si on ajoute à ça le retard de croissance… 

Mais le SF est là aussi rassurant, on est en fin de grossesse et le cordon est écrasé. (Donc on aurait un retard de croissance qui est en fait un problème de mesure, et des dopplers pourris parce que le cordon est momentanément coincé par le Miracle) Mais il ne peut pas faire comme si de rien n’était et oublier les dopplers. Donc il a appelé et mailé le gynéco (qui a répondu le lendemain après midi) pour avoir la conduite à tenir (s’il avait été inquiet pour de vrai, on aurait filé à la maternité pour faire un monito). En l’absence de réponse, il m’a demandé de m’alonger pour refaire les dopplers qui ont été bien meilleurs ! Et puis on est enfin rentré chez nous.

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Le gynéco m’a collé 2 monitorings par semaine jusqu’au terme, pour surveiller le rythme du Miracle… On n’a pas fini de le regarder sous toutes les coutures !!
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Avant, j’aurais peut-être choisi l’option « stress à fond », mais je préfère faire confiance au Miracle. J’avoue avoir hâte de tenir le Miracle dans mes bras (je n’ai pas forcément hâte de ne plus être enceinte… C’est le paradoxe du moment !!) pour pouvoir enfin souffler pour de vrai (il y a un message pour toi DNLP 😝). 

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33sa+2 : en savoir un peu plus

Mardi dernier, j’avais l’écho de contrôle avec mon sage-femme. On devait vérifier qu’il n’y avait pas de changement pour être sûr d’écarter l’amniocentèse (puisqu’on ne savait pas quoi rechercher jusque-là). Écho plutôt rassurante (la levocardie semble même moins marquée : on est passé de 90° à 70  (la norme est encore un peu loin, puisque il faut être entre 35 et 45°) !). Le Miracle va bien, son rein reste à contrôler à la naissance. Il pèse 1818 g (ce qui fait un poids de naissance estimé à 3,2kg). 

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Pour mon sage-femme, comme le cardiologue veut une écho de contrôle et un électrocardiogramme dans la semaine après la naissance, la maternité de niveau 2 ne lui semble pas obligatoire (en gros, je peux rester en niveau 1, et on prévoit les contrôles demandés), mais il pose quand même la question aux médecins de la Timone.

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Mercredi, il me rappelle. Réponse du gynéco « elle peut accoucher dans sa maternité (si c’est celle de niveau 2b) ». Ha. 

Il m’organise donc un changement de maternité et de gynéco. 

Mon gynéco (de niveau 1) m’appelle lui aussi pour prendre des nouvelles et m’explique que cela évitera un transfert (et une séparation) en cas de problème à la naissance. 

De toute façon on n’a pas le choix. Et c’est toujours mieux que de devoir aller à Marseille (quoique, j’aurais peut-être eu droit à mon tour d’hélico !).

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Hier, rencontre avec mon nouveau gynéco. Très sympathique et dynamique. J’ai au passage découvert la joie des étiquettes 😱😱😱 (avec 25 minutes d’avance au rdv, il me restait 10 personnes avant moi sur les 20 du départ…. Mais mon gynéco m’a fait passer avant. Nah!)

Il a repris tout mon dossier (de la PMA à la levocardie !), et surtout, il a pris de le temps de discuter (comment je vivais toutes ces annonces qui s’enchaînent depuis bientôt 1 mois) et de me rassurer (un peu). Il m’a pris rdv chez l’anesthésiste et il a planifié une visite de la néonat pour que je puisse rencontrer le pédiatre et savoir comment ça va se dérouler dans les minutes qui suivent la naissance et les jours d’après. Seul bémol, la néonat est débordée, j’ai donc rdv mercredi à une heure où le Koala ne peut vraiment pas être avec moi. Puis j’ai eu le droit à ma petite visite de l’hôpital (avec mon grand sens de l’orientation, c’était pas du luxe). Soit un rendez-vous qui a duré une bonne heure, avec à la clef un petit coup d’œil au bébé.
Pour lui, la grossesse en elle-même n’est pas à risque, mais ce sont les éventuels soins pour le Miracle qu’il faut prévoir. On continue donc un suivi de grossesse classique, même si on conserve l’écho supplémentaire du 27 (pour contrôler que tout va encore bien pour le Miracle).

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Il reste un peu moins de 8 semaines, pas forcément les plus faciles. Mais je commence (oui, à peine) les préparatifs. On a commencé à trier les affaires du bureau (qui est maintenant un peu moins rempli, mais totalement inaccessible !) et j’ai acheté 3 pyjamas. J’essaye de rassembler des affaires naissance et un mois neutres, pour voir ce qu’il faut que j’achète. Et je réfléchis doucement à la liste de naissance qu’on commence à nous réclamer. (Mais bon, toujours aucune annonce sur FB, il est probable que beaucoup de connaissances et copains un peu lointains ne soient pas encore au courant de la bonne nouvelle). Nous n’arrivons pas à nous lancer dans la recherche des prénoms (va peut-être falloir qu’on se bouge)

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On m’a posée la question du petit troisième (déjà ??!!??). Avant, nous disions 2 ou 3. Puis la PMA est passée par chez nous, et finalement, on s’est dit qu’un enfant ce serait déjà énorme. Mini-Koala a fini par nous rejoindre et nous apporter suffisamment de Bonheur pour faire abstraction du long combat, et on s’est dit que nous retenterions notre chance, pour un numéro 2 uniquement. Et DN(LP?) nous a amené notre Miracle et la grossesse qui va avec. Aujourd’hui, il me semble évident qu’on va s’arrêter là. Mais qui sait, je vais peut-être encore changer d’avis…

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30 juin 2017 : une journée pas si mauvaise !

Et si c’était ça, LA mauvaise nouvelle cette année ??!!

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Vous avez bien lu, DNLP me laisse un peu de répit !!!

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En résumé, la levocardie (on est passé à 90° au lieu de 80 la semaine dernière et des 35-45 normaux!!), l’hypertrophie du coeur et l’irrégularité de la paroie (encore une nouveauté !) n’amènent pas le cardiologue à nous faire faire l’amnio ! Il ne saurait pas quoi rechercher exactement, et l’amnio n’amènerait pas forcément de réponse.

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Il me demande de refaire une écho à 32sa avec mon SF échographiste, pour vérifier l’évolution. Si les problèmes s’accentuent, on reparlera d’amniocentèse à ce moment-là.

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Il nous demande aussi de faire une écho et  un électrocardiogramme dans la semaine qui suit la naissance.
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Je n’ai peut-être pas gagné les 100 millions de l’Euromillions, mais j’ai gagné un truc encore plus gros !! (En même temps, je n’avais pas joué à l’Euromillions 😉)
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Encore merci pour votre présence dans ces moments difficiles, vous pouvez sortir le champagne (ou le Champomy pour certaines !)!!!

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30 juin, une histoire de date

30 juin 2014 : ponction fiv 1

—> 7 ovocytes, absence de fécondation. 

Passage en ICSI. Merci d’avoir joué, mais DNLP a gagné.

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30 juin 2015 : on touche à la fin de la stim de la fiv ICSI 2, appelée aussi « stim tortue ».

—>Tout ça pour 6 ovocytes, qui donneront 3 embryons (dont un moche). 

Comme une envie de tout laisser tomber. DNLP m’a épuisée. 

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30 juin 2016 : Mini-Koala a bientôt 3 mois

—> Nous nageons en plein bonheur, conscients chaque jour de notre chance ! Je me suis réconciliée avec mon corps qui nous a fait galéré 4 ans, mais je reste amère avec DNLP.

DNLP a été battue. Nous savourons notre plus belle victoire.

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30 juin 2017 : 30sa+5 pour notre Miracle, en attente du verdict du cardiologue

—> DNLP nous en fait voir de toutes les couleurs, encore. Mais on ne lâche pas ! 
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À l’avenir, DNLP serait bien gentille de trouver quelqu’un d’autre pour se divertir à cette date ! 

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Je vous fais un point cardiologue demain matin. Plus que quelques heures d’attente avant de savoir ce qui va nous arriver cette année ! 

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