Koala en pma

Nos aventures sur le long chemin de la PMA… Avec un Happy End !

Coup de gueule du jour : bonjour !

Suite à ma journée passée en compagnie de ma maman chérie, quelques petites choses à mettre au clair.

 

Non maman, ce n’est pas dans ma tête, sinon ce n’est pas docteur Sourire que j’irai voir (ou plutôt, ce n’est pas cet endroit de mon corps qu’il explorerait à chaque fois) .
Non belle-maman, le centre dont tu me parles n’est pas meilleur, ni « le meilleur » [dans notre coin de France, c’était sous-entendu hein]. Les échos que j’en ai me font dire que c’est bien finalement d’avoir un docteur qui connait votre nom. Et dans mon petit centre à moi, on connait mon nom, mon histoire, mon parcours. Et ça, ton classement, il ne te le dit pas. (D’ailleurs, on peut s’interroger sur ce classement —> cf le vécu de Molkette).

Arrêtez de parler ensemble de ce que nous vivons : vous n’en savez rien.
Arrêtez de nous faire passer des messages en douce, genre message subliminal: « on le dit sans le dire » : c’est lourd de se sentir jugés dans nos choix (qui ne sont pas toujours évidents à faire, mais si on veut avancer, il faut bien se lancer).

Si vous voulez savoir pourquoi on a choisi notre petit centre et non la grosse usine, demandez-nous.
Si vous trouvez que 3 ans c’est très long, rassurez-vous, nous aussi nous le pensons, mais nous faisons tout pour que cette attente s’arrête.
Si vous pensez qu’on n’est pas assez investis, pardonnez-nous d’essayer de nous changer les idées lorsqu’on voit du monde et venez plutôt nous voir les soirs où rien ne va, vous verrez alors que la PMA ça nous bouffe.

Voilà, les choses sont dites. Sur ce, nous allons continuer notre chemin : il est encore long apparemment.

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FIV 1 : un coup pour rien

Il est parfois nécessaire de mettre des mots sur ce qu’on ressent pour pouvoir tourner la page. Il est parfois long de réussir à mettre des mots sur ce qui nous fait mal.

 

Récapitulatif rapide de notre parcours : de septembre 2013 à mars 2014, 4 IAC négatives. Docteur Sourire pense qu’il est inutile de faire les deux autres tentatives remboursées, nous lui faisons confiance, un peu las de ces échecs à répétition. Il garde espoir pour notre cas, nous y voyons un nouveau moyen d’avancer. Nous sommes d’accord pour partir en FIV, le plus tôt possible.

Avril, nous participons à la réunion d’information : une donnée fait réagir la famille Koala « 1 couple sur 4 repartira sans enfant ». Même réflexe pour les Koalas (et pour d’autres membres de couples) : compter les couples présents. Nous sommes 11 couples, il y en aura au moins 3 qui finiront leur parcours AMP sans monter dans le train (soit parce que toutes les FIV échoueront, soit parce qu’ils auront décider d’arrêter avant de vraiment s’user). Je croise très fort les doigts.
Sur la route du retour, nous nous faisons un débriefing de la réunion : effectivement, cette info nous a fait du tort. Et si ? Et si nous faisions partie de ce quart de couples qui n’aura pas de chance ? Après tout, nous étions déjà du mauvais côté des statistiques pour les IAC… Nous essayons de garder le moral : nous n’avons n’avions pas d’indication médicale pour aller en FIV (nos problèmes devaient pouvoir se régler par les IAC), nous étions parmi les plus jeunes à la réunion. Bref, on se remotive, on se rappelle que malgré tout, on s’approche de notre but.

Nous devions commencer le protocole pour FIV 1, mais il manque l’hystéroscopie. Le lancement est reporté d’un mois.

 

Mai : l’hystéroscopie est ok, mais à J3 j’ai déjà des follicules dominants. On commencera en juin, en prenant soin d’anticiper le blocage.

 

Juin : Le frigo est rempli de médicaments, nous sommes prêts. L’échographie donne le top départ de la stimulation (très légère : merci les OPK).

J’appréhende chaque rdv : Et si ? Et si mes ovaires s’emballaient ? Et si je ne réagissais pas assez ? Je vois la ponction comme une première étape de cette FIV1.(Le temps m’a démontré que j’ai raison.) On vise la ponction, on verra si le transfert peut se faire dans la foulée ou non (nous redoutons tous une hyperstimulation, mais docteur Sourire souhaite vraiment réaliser un transfert d’embryons frais). (Le temps m’a également démontré que je n’avais pas envisagé tous les scénarii possibles.) 

Le jour de la ponction est enfin là : Nous sommes tendus tous les deux. Nous essayons l’humour pour nous détendre. (La chemise de nuit, bleue, mais surtout ouverte, aide à trouver des sujets pour rire de tout). Malgré ça, je ne suis pas bien. J’appréhende l’anesthésie générale, j’ai peur d’avoir mal, j’ai envie de pleurer lorsqu’on m’emmène au bloc (les fesses à l’air 😉 pour plus de glamour) et que Monsieur Koala est attendu au labo.

Et puis au bloc, il fait froid. Je tremble. Ce n’est pas docteur Sourire qui fera la ponction, car il est absent 3 jours. Ce sera un autre docteur, qui a quand même pris le temps de me dire bonjour et de me demander si j’avais des questions, j’apprécie. (On s’attarde vraiment sur des détails en PMA.) On m’injecte le produit anesthésiant et on me fait respirer le gaz. L’infirmière me demande de penser à quelque chose d’agréable. Je m’exécute en fermant les yeux. Une image me vient immédiatement : je vois Monsieur Koala, tout sourire, tenant un enfant dans les bras. Il est heureux. Je viens de me redonner un peu de courage : nous n’avons pas pris le chemin le plus facile, mais c’est notre chemin.
Je m’endors alors, paisible.

Le réveil est difficile (il faut dire que la nuit a été courte, ça ne doit pas aider). Les infirmières défilent « Vous n’avez pas mal ? ». Non, je n’ai pas mal (AUCUNE douleur : s’en est à se demander s’ils m’ont fait quelque chose au bloc).
Monsieur Koala me rejoint au bout d’une bonne demi-heure : Il est allé dire bonjour à ses parents à 10km de là (WTF??? Ok, bon, remettez-moi une petite dose de votre produit magique, histoire que je ne m’énerve pas il me semble beaucoup moins inquiet que ce matin, c’est déjà ça.) Il a rendez-vous pour le recueil dans 20 minutes car le labo était over-booké le matin. Je vais donc me reposer un peu.

12h : On me donne le droit de me rhabiller (Chouette : je vais pouvoir cacher mes fesses ! ) et d’aller en salle d’attente, le temps d’avoir le compte-rendu du labo. Monsieur Koala revient à ce moment-là.

Nous avions 12 follicules officiels (13 officieux, puisqu’il y avait un clandestin à bord : il a été compté à l’écho, mais il n’a pas été écrit sur la feuille de suivi), et on nous annonce 7 ovocytes ponctionnés. Je suis déçue, mais je n’ose pas le dire (Mais bordal, ils sont passés où les 6 autres????). On nous donne l’autorisation de partir. Le labo nous appellera le lendemain à partir de 15h pour nous donner la date de transfert.

Le soir, le mal de ventre s’installe : ce ne sont pas des douleurs de règles, mais j’ai mal au ventre. je passe en mode marmotte.

Je vais travailler le lendemain matin : la marmotte est encore là, avachie sur son bureau. Heureusement mes 29 élèves sont adorables et ils se débrouillent tout seuls. La fatigue commence à passer l’après-midi, mais le mal de ventre est bien présent. J’attends impatiemment l’appel du laboratoire.

17h50 : enfin l’appel tant attendu. Mais les nouvelles ne sont pas bonnes.

« Madame Koala?

-Oui ?

-Vous aviez 7 ovocytes ponctionnés. Il n’y a eu aucune fécondation. Les spermatozoïdes n’arrivent pas à rentrer dans l’ovule. il n’y aura pas de transfert. La prochaine fois, il faudra faire une ICSI.

-Ah… Merci. »

Fin de la FIV1, je n’avais pas envisagé ce scénario-là. DNLP nous fait encore des siennes.Et puis j’ai appelé le Koala, en pleurs. Il est vite rentré du boulot. J’ai continué de pleurer. Et le lendemain aussi. J’ai continué d’avoir mal au ventre. J’ai refusé de m’arrêter comme me l’a demandé Docteur Sourire : je ne me sentais pas la force de passer une journée seule avec moi-même et avec cette phrase « je suis dégoutée, tout ça pour rien ».

L’hyperstimulation a fini par passer au bout de 8 jours. J’ai revu docteur Sourire dans la foulée. Lorsqu’il m’a demandé ce que j’envisageais pour la suite, j’ai trouvé le courage de lui dire que j’avais besoin d’une pause. Et devinez quoi ? Il m’a dit qu’il comprenait et il a sourit…

 

Je repense souvent aux statistiques : et si nous faisions partie du quart ? Peut-être, mais on tentera tout, pour pouvoir dire que nous avons essayé et pour ne pas avoir de regrets.

1 mois après cet échec supplémentaire (mais le plus douloureux de tous), les larmes montent encore facilement. J’ai repris rendez-vous avec ma PMA pour pouvoir mettre à jour nos examens, afin de pouvoir réattaquer rapidement quand le moment nous semblera venu. Pour le moment, je compte bien profiter es vacances, qu’elles soient pmesques ou taffesques, pour reprendre un peu d’énergie et retrouver VRAIMENT le sourire.

 

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Défi du net : le post le plus QQ – gnangnan

Oui, moi aussi sur FB j’ai certains amis (en fait certainEs amiEs) qui passent leurs journées à poster des trucs plus QQ – gnangnans les uns que les autres. En lisant un article sur les MILK,(ici) j’ai même retrouvé une « amie FB » dans les extraits de conversation (preuve qu’il n’y a pas que moi que ses statuts exaspéraient). Pour beaucoup d’entre eux, j’ai fini par les bloquer (ou les virer selon les cas). Il reste quelques « survivants ».

Je participe donc au défi de Ciconia .

Voici le dernier en date (et en image ! )  :

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(Lecteur, je te fais grâce de la photo au moins hebdomadaire de la fille enceinte : en maillot, en soutif, à la plage, dans son canap’, à la piscine, en famille,…)

J’ai aussi régulièrement des phrases (mais sans image… OHhhh.). Petit extrait de mon mur FB :

petit bain a la piscine et petite partie de petanque avec mon fils ca n’a pas de prix…..

**** m’a fait un joli dessin cet apres midi, une belle fresque sur la tapisserie de sa chambre!!! comme j’etais contente!!!

Avec la caisse a outil de papa, **** c’est le plus heureux.

ça y est mes deux hommes sont partis […]!!! ça fait un vide tout d’un coup à la maison, ils vont me manquer! bisous mes amours!

C’est trop Lolilol tout ça !

Et juste pour le plaisir : 10580140_10204268786868818_1734067703182600402_n

(Vous remarquerez les cœurs…. déjà existants sur la photo d’origine!!!)

(Chère propriétaire de la photo, si par hasard tu passes ici, sache que je t’aime bien quand même. Vraiment. Mais les cœurs c’est trop. Vraiment.)

Pour résumer : 1476247_1442397409315728_593684829_n

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Et vous, c’est pour quand?

 » Et vous, c’est pour quand ? « , ou la question qui jette un froid…point-d-interrogation-du-puzzle-3d-22212190

Tu croises un copain, une connaissance ou même (parfois) un inconnu (mais si, tu sais : le cousin de la grande tante du boulanger de ta grand-mère) qui te pose LA question. Pour peu que tu viennes de subir un échec, la question fait vraiment mal.
Non mais sérieusement tu as envie de lui dire, plus ou moins gentiment selon les événements récents : « Tu penses vraiment que le fait d’en parler ensemble va faire avancer les choses ? De toute façon, ce n’est pas bien difficile si on n’a pas d’enfant, il y a trois possibilités :
-On n’en veut pas, et ce n’est pas parce qu’on en parle ensemble que je vais changer d’avis dans la foulée.
-On en veut mais pas tout de suite, et ce n’est pas parce qu’on en aura parlé ensemble que je vais accélérer les choses.
-On galère, on y passe toute notre énergie et beaucoup de notre temps, mais on garde toujours un peu l’espoir d’y arriver un jour (mais comme la PMA rend parano de l’échec, ça, je vais éviter de te le dire). »
Au lieu de ça, tu prends sur toi.

Top 5 de mes réponses les plus fréquentes :

1. « C’est pas pour tout de suite, entre le travail, les travaux chez nous et puis on voudrait voyager encore un peu, toussa toussa. » Tout ça en souriant (pour paraître crédible) et en détournant le regard (pour rester crédible).

2. « On est jeune, on a le temps. » Oui, sauf qu’à force d’attendre cette saleté de cigogne, on va finir par ne plus être jeune !

3. « Tu sais, des enfants j’en ai 29 toute la semaine, alors le soir, je suis bien contente de ne plus en avoir ! » Et les gens on l’air d’y croire en plus (à coup de « oui, c’est sûr, tu as raison »). Non Mais Oh, on ouvre les yeux les gens : avoir des élèves, ça ne remplace pas le fait d’avoir ses propres enfants.

4. « On y pense. » Il manque juste la précision sur la fréquence : le matin, le midi, le soir, la nuit, la semaine, le week-end, au travail, en vacances, devant la télé, en voiture, seul, à deux, entre amis, en famille, depuis plus de trois ans, en attendant au labo, en réunion, sur le canapé,…. C’est bon, vous avez compris ?

5. « On travaille la technique. » C’est pas faux, mais nous c’est plutôt la médecine qu’on fait travailler, et de suite, c’est beaucoup moins plaisant…

Lecteur, tu peux être certain que la personne qui te pose cette question douteuse n’a pas de problème de fertilité (ou du moins, il s’agit d’un nullipare qui n’a pas encore essayé de procréer). Et toi, tu lui réponds quoi ?

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Petits bonheurs # 3 (#4 et #5 !)

Le temps m’a un peu manqué, mais voici la suite avec une peu de retard.

Jour 3  :
1. Aller faire un tour à la piscine avec Monsieur Koala et se retrouver seuls dans l’eau

2. Savourer un bon barbecue et son magret à la cuisson parfaite

3. Partager ce succulent barbecue avec ses amis

 

Jour 4 :

1. Profiter de sa terrasse pour se faire un petit repas, tout simple, en amoureux

2. Balader avec la filleule de son Koala et l’emmener au parc : nourrir les canard, faire du manège, regarder les chèvres, faire du poney, rencontrer pour la première fois des bébés paons et surtout profiter des étoiles dans les yeux de Cacahuète du haut de ses 2 ans et demi

3. Finir la journée chez les parents de Cacahuète, à échanger sur tout, à refaire le monde (après quelques mojitos et autour de trois pizzas)

 

Jour 5 :

1. Se faire réveiller par Cacahuète (après 6 heures de sommeil) qui attend sagement dans sa chambre que quelqu’un vienne la chercher et se faire accueillir avec un immense sourire

2. Emmener Cacahuète réveiller Monsieur Koala (qui, au passage, s’est fait réveillé par un gros câlin et surtout « Je t’aime très fort parrain » ❤ ❤ ❤ )

3. Se faire un ciné en amoureux pour bien finir ce WE

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L’AMP : Qu’est-ce que c’est ?

L’AMP, officiellement, ça veut dire Assistance Médicale à la Procréation. (Anciennement PMA : Procréation Médicalement Assistée, mais si tu es là lecteur, c’est que tout ça, tu le sais déjà.)

Lorsque tu as les deux pieds en AMP (ou en PMA, pour les besoins de l’article), tu t’aperçois assez vite qu’officieusement, ça veut dire autre chose. Petit tour d’horizon des différentes possibilités (liste non exhaustive qui n’attend que votre participation).

Comme le titre d’un blog qui parle de Poites : Pour Mieux Attendre. Oui, la PMA, ça te permet d’occuper le temps, ça, ce n’est pas une légende.

Attente, Médecins, Patience : voilà les éléments de bases de l’AMP. Après, il faut ajouter les divers examens, prises de sang, rendez-vous, trajets, traitements, hospitalisations, échecs, moments de doutes, crises de larmes… (Ah? On sent que je n’ai pas fini de remonter la pente?)

Amitié, Mutualité, Papotages : tu te rends vite compte que les PMettes trouvent du réconfort auprès des autres PMettes (ou PMecs, même s’ils se font très discrets). Normal me direz-vous : même si chaque parcours est différent, le but est identique, la souffrance est semblable. Il se dit que tant qu’on ne vit pas cette épreuve, on ne sait pas vraiment ce que ressentent les infertiles. Avant « d’être infertile », je pensais comprendre ce que ressentaient les gens. Puis la PMA m’a montrée qu’en fait, c’est encore bien pire que ce que j’imaginais.

Attention Mauvaise Phase : oui, la PMA, c’est des hauts et des bas. Enfin, surtout beaucoup de bas.

Attends ! « Minute Papillon » : parce qu’en PMA, il y a vraiment beaucoup de moments où tu attends.

Action, Mouvement, Perturbations : en période de traitement, tu finis par te demander comment tu trouves le temps de tout faire. Entre :

  •  les prises de sang tôt le matin pour être à l’heure au boulot,
  • le boulot (il faut bien, la vie ne s’arrête pas vraiment en fait),
  • les trajets (quelle joie d’être à 1h15 de son centre),
  • les rendez-vous (gynéco évidemment, mais aussi ostéo parce que tu as décidé de mettre toutes les chances de ton côté)
  • souvent le retour au boulot (on ne choisit pas vraiment l’heure des rendez-vous),
  • appel au labo pour avoir les résultats,
  • appel au centre d’AMP (pour connaître les doses, prendre rendez-vous, poser la question essentielle que ton cerveau au bord de la surchauffe a oublié de te rappeler),
  • les piqûres à 20h (comment ça aujourd’hui c’est la fête de l’école et à 20h tu y es encore? Bon, ben ok, piqûre en classe alors. Situation adaptable au cas de chacun : toilettes, bureau, mais aussi chez des amis, au resto, en famille, en vacances...) ou celles en intramusculaire qui font que la gentille infirmière vient chez toi rien que pour toi et que tu as plutôt intérêt d’être à l’heure.

C’est qu’à la fin, ton emploi du temps est bien loin de son train-train quotidien et tes petites habitudes se trouvent quelque peu perturbées.

Attente, Méfiance, Pause : tu passes beaucoup de temps à attendre, ça, on l’a déjà dit : attendre l’ouverture du labo, attendre en salle d’attente chez ton médecin, attendre les résultats,…

Tu te méfies des résultats lorsqu’ils sont différents de ce dont tu as l’habitude (oui oui, on a ses petites habitudes à la longue, même si c’est vrai qu’au fond, avoir ses habitudes ce n’est pas très bon signe. Peut-être qu’un peu de changement ferait du bien.)

Pause : en cas d’échec, une pause s’impose. Quelques heures le temps de pleurer toutes les larmes de son corps faire le vide, Plusieurs semaines, le temps que le corps se repose. Plusieurs mois, le temps de se retrouver soi, le temps de se retrouver à deux.

Amour, Miracle, Positive attitude : ça, c’est ce qui se passe quand tu arrives en fin de parcours, avec le(s) enfant(s) tant attendu(s) dans les bras. Je n’en suis pas encore là, je ne peux donc pas m’étaler sur le sujet.

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Petits bonheurs du jour, bonjour !

  1. Organiser ses vacances
    Si la PMA s’est montrée assez dure envers nous ces dernières semaines (j’y reviendrai en détails plus tard, là, il faut encore que je digère un peu les nouvelles), nous avons décidé de reprendre le dessus : voyage sur les îles du bout du monde en Août bouclé hier.
    (Nous 1 – Dame Nature… on a arrêté de compter ! Mais on remonte, très doucement.)
  2. Tondre le jardin
    Alors en soi, ce n’est pas vraiment un bonheur… Mais pouvoir profiter de son microscopique jardin, si.
  3. Se lever tôt (avec monsieur Koala, qui lui travaille car il n’est pas « maîcresse ») et profiter du lit en solo pendant quelques heures. (Et je peux même piquer tout le drap !)
    Quoi ?! J’entends râler derrière les écrans ?

Voilà mes trois bonheurs pour ce deuxième jour. J’ai oublié de préciser que ce petit jeu dure sur 5 jours (et plus si affinité : car se chercher 3 moments de bonheur alors qu’on n’a pas encore mis le pied par terre, ça pousse à organiser sa journée en fonction de ce qu’on écrit.)

 

Bonne journée les Gens.

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Petits bonheurs à partager

Il n’y a pas que la PMA dans la vie (pourtant elle occupe beaucoup de mon temps et de mes pensées) !

J’ai décidé de me lancer dans la psychologie positive, pour m’aider à me changer un peu les idées. Le principe est simple : il faut citer chaque jour 3 choses qui nous rendent heureux. Pour aujourd’hui, ce sera :

  1. Avoir eu le petit déjeuner au lit ce matin
    (Vous ai-je déjà dit que Monsieur Koala était un homme extraordinaire ?)
  2. Se lever et voir que son hibiscus a une nouvelle fleur
    (Oui, je me contente de peu, mais le titre de ce post est bien « PETITS bonheurs à partager »)
  3. Avoir créé un blog, projet en gestation depuis déjà quelques semaines.
    (Gestation?! Qui parle de gestation? 😉 )

 

Allez, je vous passe le relais !

 

 

 

 

 

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Pour mieux se comprendre… #2

Parce qu’une image peut avoir plus de poids que des mots.

Parce les mots servent à comprendre l’image.

A tous ceux qui pensent que « la FIV c’est facile » : Nous avons la chance d’avoir accès aux FIV, mais les traitements ne sont pas si faciles que ça.

(Article publié sur BAMP : http://bamp.fr/2014/05/07/ce-quil-faut-pour-fabriquer-un-bebe-en-fiv/ )

 

 

« Ce qu’il faut pour fabriquer un bébé… en FIV !

Ou tout du moins essayer d’en fabriquer, se rapprocher du graal, ou tout simplement prolonger l’espoir et avoir juste une chance d’atteindre ce rêve.

En temps normal, dans mon entourage, en moins de 6 mois d’essais et en quelques étreintes plus ou moins bien placées sur un cycle pourtant souvent mal connu dans son fonctionnement, c’est emballé, l’affaire, ou plutôt le rejeton, étant dans le sac. Pas non plus de fausse couche à l’horizon. A croire que l’hyper fertile n’a souvent pas ce souci là non plus.

Matériellement, 1 bébé au naturel en moins de 6 mois c’est quelques boites d’acide folique, et un test de grossesse. Simple, facile, pas cher, amusant et sans bavure.

Quand, nous, les infertiles, au bout d’1 an de galère, on aborde le sujet de ce bébé qui n’arrive pas, souvent, par méconnaissance, l’entourage énonce ce qu’il croit être une vérité et est en fait une double contre-vérité : La FIV ça marche ( malheureusement non, pas pour la moitié des couples, mais ce n’est pas le sujet de cet article…) et pouf-pouf-magie de la science la FIV c’est une promenade de santé, quelques médocs, une écho ou 2, et le bébé kangourou est dans la poche.

Parce qu’une illustration est souvent plus forte que des mots, j’ai décidé que pour cette 2eme FIV j’allais conserver l’ensemble des boites de médicaments sur ordonnance utilisées et de faire une photo de groupe de l’ensemble des participants à la fin et de vous  lister l’ensemble des actes et consultations de MA FIV.

Afin qu’on n’entende plus que la FIV c’est facile, et surtout que ceux qui ne connaissent pas se rendent compte de ce qu’on ingurgite ou s’injecte,  de la vie (perso, amicale, boulot) qui s’arrête pendant ces presque-2-mois de protocole.

 

Alors, du début à la fin une FIV ça donne CA:

 

  • En nombre d’injections:

o    Décapept*l en déclenchement d’ovulation et en soutien post-transfert (3 injections)

o    Orgalutr*n, pour contrôler l’ovulation et éviter qu’elle n’intervienne avant la ponction (3 injections)

o    Menop*r : 9 jours de stimulation (piqures quotidiennes) soit 33 ampoules à casser de mes petits doigts malhabiles et mélanger au solvant. Soit 7 boites injectées dans la panse, à heure quasi fixe, et donc parfois dans des lieux improbables et non prévus pour cela

o    Perfusion d’intr*lipides anti-inflammatoires à l’hôpital, 1 poche, 3 heures de patience, 1 arrêt de travail d’1 journée et 2 veines explosées (junkie style !)

 

Soit 16 injections, 2 veines éclatées, un look de droguée !

 

  • Médicaments:

o    1 boite de pilule contraceptive (pour le blocage, je suis chanceuse d’échapper aux injections pour créer une ménopause artificielle), pendant 12 jours

o    Asp*rine : 1 cp /jour, sur tout le cycle

o    Antibi*tiques dès le jour de la ponction et pour 5 jours (2 cp/jours) : 10 cp = 1 boite

o    Cortis*ne (pour contrer les cellules tueuses et le système immunitaire capricieux) : 1 cp par jour dès le 1er jour de stimulation et jusqu’à la prise de sang au pire (au mieux, c’est plusieurs mois quand il y a grossesse) : 2 boites

o    Vit*mine E : 2 cp/jour, sur l’ensemble du cycle

o    Pentox*filine 1 cp/jour, du 1er jour de cycle à la ponction

o    Acide f*lique : 2 cp/tous les 2 jours

o    Progester*ne : débutée à 3 DPO à la dose de 6 ovules/jours soit 66 ovules. Un délice ! Pour celles qui ne connaissent pas (les bienheureuses !!!!), cela permet à terme de renouveler l’ensemble de son stock de culottes tellement ça flingue tout sur son passage. En plus, certaines Lucky Girls ne sont pas à l’abri de démangeaisons fort agréables…je vous passe les détails, âmes sensibles s’abstenir.

o    Oestr*gènes : 2 cp/jour dès 3 DPO et jusqu’à la prise de sang (soit 25 comprimés, et eux aussi par voie basse, manquait plus qu’eux au sous-sol pour que la fête soit complète !)

  • Compléments alimentaires: Procré*lia Femme, 2 cp/jour, non remboursés

 

Soit 320 comprimés/ovules/cachets ! Oui, 320, pas d’erreur!

 

  • Le suivi médical à proprement parler:

o    Une échographie de lancement (Top départ !) . A noter que chaque échographie est endovaginale (j’ai failli oublier de le préciser tellement toute PMette est habituée et aurait presque le réflexe d’enlever ses dessous même pour une échographie de la cheville 😉 )

o    3 échographies de suivi et consultations, calées tant bien que mal dans mon emploi de vilaine-working-girl-ayant-attendu-l’age-canonique-de-31-ans-pour-essayer-de-procréer (tuons les idées reçues !), c’est toujours un bonheur de commencer la journée à l’aube, dans le rush et pattes en l’air et d’arriver à la bourre en catimini au bureau, pour 2 jours après prendre une pause déjeuner de 3 heures pour la 2eme écho et partir à 16h (tu prends ton après midi ? ) pour la dernière.

o    Prise de sang pour les dosages hormonaux à 3 reprises, l’occasion de massacrer les 2 bras (massacre débuté à l’hôpital grâce à la perfusion d’intralipides). Là aussi, le matin, tôt, très tôt, mais sans rendez-vous dans un labo privé, ou 1er arrivé/1er piqué. Ce qui est drôle (challenge, challenge…) c’est de caser en même temps écho ET prise de sang, dans 2 endroits différents et bien éloignés l’un de l’autre et du bureau aussi. Oserais-je annoncer l’heure d’arrivée au bureau ce jour là…. ?

o    Une belle ponction des familles. Avec anesthésie générale (junkie style, le retour), précédée d’une agréable douche à la Bétadine (de M***de). Avec en récompense pour votre courage, une collation constituée de 2 délicieuses biscottes en milieu d’après-midi.

o    Pour la chanceuse que je suis : des embryons et finalement 3 survivants à J5 et donc un transfert de 2 potentielles merveilles. Alors le transfert, pour les novices, c’est échographie… endovaginale (c’est bien, vous suivez), vessie mi-pleine (celles qui ont trouvé le nombre de millilitres adéquats à avaler pour se conformer aux consignes ont toutes mon admiration!)

o    Une prise de sang officielle, après 10 jours d’angoisse

Soit 4 échographies et 4 prises de sang

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TOUT CA.

Pour ça.

 

o    Et pour la looseuse que je suis finalement, 4 prises de sang supplémentaires de dosage d’un BHCG balbutiant et 1 échographie couperet. Car il y eu miracle. De courte durée.

 

Et mon truc en plu(me)s, pour information : 2 séances d’acupunctures (à J8 et le jour du transfert) et le fameux cachet d’ibuprofène 400 mg environ 1 h avant le transfert.

 

La prochaine fois que vous entendez « t’as qu’à faire une FIV, c’est trooooop facile », après avoir réfréné votre pulsion de leur casser les dents, renvoyez les ici, ça les instruira! « 

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Pour mieux se comprendre…

Parce qu’il est parfois difficile pour les « infertiles » de se faire comprendre par les « fertiles ».

Parce que je me retrouve dans ce témoignage.

Parce que je pense qu’il est important de faire voir la réalité de la PMA à ceux qui s’y intéressent un peu.

Voici un article, datant de juin 2011, publié sur les mamans testent (ici : http://www.mamanstestent.com/2011/06/pour-mieux-attendre-pma-et-toi.html ) que je vous fais partager.

« Pour Mieux Attendre – PMA et toi?

Il y a des sujets qui me touchent. Beaucoup. Parce qu’ils blessent, parce qu’ils me font mal.
Je n’ai jamais attendu. Jamais. Le grand est arrivé en trois mois, et les deux autres en quinze jours.
La vie est injuste quand il s’agit de ça, j’aurais volontiers pris des mois d’attente à mes amies qui souffrent. J’aurais voulu en prendre un peu, pour partager la peine.

Il y a quelques années, lorsque je promenais fièrement mon ventre rempli de celui qui allait devenir mon Grand Nain, je parlais beaucoup avec une collègue. Qui allait devenir une amie. 

Quand j’ai su qu’elle attendait un bébé j’étais très heureuse. Quand j’ai appris qu’elle l’attendait depuis presque cinq ans, j’ai eu mal. Mal pour elle de m’avoir vue. Mal pour moi de ne pas l’avoir compris avant.
Encore aujourd’hui, j’ai honte. J’ai honte de ne pouvoir rien faire, j’ai honte de ne jamais savoir quoi dire.
J’imagine à quel point ça doit être difficile. J’imagine mais je ne sais pas. 


Parfois, lorsque j’écris tous ces articles sur ma vie avec eux, je me dis que certaines doivent se sentir blessées. Parce que c’est facile de râler, c’est facile de dire à quel point nos nains sont des boulets. C’est facile de se plaindre, c’est facile d’en rire. 
Ce qui est difficile c’est de ne pas en avoir quand on en veut.  Ce qui est difficile c’est d’attendre, mois après mois, qu’un test soit positif. Ce qui est difficile c’est de ne vivre qu’avec ça, qu’en pensant à ça, tout en ne sachant pas quand.


J’aurais voulu écrire sur le sujet mais je n’en suis pas capable.
Alors j’ai demandé à une autre maman d’en parler. Parce que je sais qu’elle écrit bien. Parce que je sais qu’elle saura dire.
Cet article, je l’ai voulu pour vous, pour toutes celles qui attendent. Pour mes amies et celles que je ne connais pas. Pour vous dire que j’y pense. Souvent. Et que ça me fait mal. Parce que tout devrait être simple.
Je vous l’offre donc, parce que je ne peux rien offrir d’autre que ça.
« Toi là, qui te régales des histoires de nains en pensant « oh punaise! C’est dingue! Elle a installé une webcam chez moi ou quoi? »
Toi qui jubiles et te fends la poire en constatant que chez les autres, finalement, c’est comme chez toi : « nain dans la place, pagaille en masse »… Toi qui te sens l’amie de toutes les mamans du monde parce que tu SAIS qu’elles dorment pas plus que toi et que rien que pour ça, t’as envie de les serrer dans tes bras…
J’te propose un petit feed back… Vas-y! Saute dans la machine à remonter le temps et dégaine tes lunettes trois D… Ton nain a 5 ans, trois ans, 1 an… Ton nain est tout pitit… Ton nain est là, sur ton ventre… Attention, scène violente : ton nain retourne de là où il vient (pardon pour l’image!) : ton nain est dans ton bidon… Ton bidon devient de plus en plus plat (Yes! 😉  Rêve l ‘amie! Et efface aussi les vergetures et le nombril qui sort si tu veux, c’est cadeau!).
Maintenant t’es là, la larme à l’oeil, parce que tu viens tout juste de découvrir que tu vas être maman…
Et avant ? Ben oui avant ! T’inquiète pas… Je ne vais non plus te faire remonter à ta naissance, je vais même pas te demander de me parler de ton enfance (et te faire signer un chèque de trois milliards de dollars kleenex compris, « au revoir à la semaine prochaine »… )
Non! Je vais juste essayer de te parler de cette attente qui se situe juste avant cette découverte là…  Parce qu’avant de pleurer de bonheur, il y a aussi parfois d’autres larmes moins douces… Parce qu’avant d’être maman, il y aussi parfois des mois et des mois qui s’écoulent et deviennent des années… Parce qu’avant d’être maman, il y a parfois un combat… « Faites l’amour, pas la guerre »… OK… mais parfois ça ne suffit pas. PMA me voilà!
Voici donc une histoire de mamans parmi d’autres… ou plutôt d’un parcours de procréation médicalement assistée.
Avant que tu me suives dans les couloirs blafards de l’hôpital, j’vais quand même me présenter un p’tit peu, ça t’évitera de suivre une autre paire de fesses (pardon, chemise de nuit d’hôpital version très décolletée de l’arrière train).
Nous voilà donc 4 ans en arrière (promis, c’est la dernière fois que je te fais du flash back)…  Chouchou et Loulou, 23 et 25 ans, ont franchi un grand pas! Ayé ! Fin de la pilule !!!! Youhou !
Danse de l’impatience, du secret bien gardé, danse de la joie (et du golo golo aussi…) …
Et puis les mois passent… Chaque fois, la déception devient plus grande… Et chaque fois, Chouchou se demande ce qu’elle foire puisqu’elle a l’impression qu’elle vit dans un monde où TOUTES les femmes sont enceintes… sauf elle.
Au bout de 6 mois, elle va même voir une gynéco qui l’envoie bouler sans ménagement… « Revenez si vous n’êtes pas enceinte dans un an et demi ». « Un bébé vient quand il veut… Pas quand vous, vous le voulez. » Soit… Elle pleurera alors souvent par la suite en se disant que peut-être bien que si aucun bébé ne veut venir, c’est parce qu’aucun bébé ne veut d’elle et loulou comme parents…
Mais ça, c’est en fin de cycle… En début de cycle, elle a plutôt déployé l’artillerie lourde !
Voici donc une série de trucs et astuces ridicules et totalement inefficaces testés pour toi  :
1) Les calculs précis et méthodiques… Les chiffres, les relevés de température, les probabilités calculées à partir des statistiques des mois précédents… Un truc bien carré à la limite de la comptabilité…
Résultat : nul… avec une baisse de motivation évidente sur tous les fronts!  La comptable finit par être virée… A ce rythme, c’est pas dit que Loulou finisse pas par loucher sur la secrétaire!
2) La méthode Coué! L’auto persuasion! L’hypnose dans un miroir… J’suis sûre que j’suis enceinte en fait… Parce que j’sens bien que… rien en fait! Juste que j’en ai très envie… Mais quand même, j’suis sûre que j’suis enceinte… même si le sang de la défaite a été versé, même s’il ne se passe rien de spécial (et justement d’ailleurs!) … Bref…
Résultat : nul… avec un effet secondaire très sympa : le retard de règles de 3 semaines… et l’absence de sortie de dame ovule plusieurs semaines durant! Et toc! Vengeance!
3) « Le-j’y-pense-pas » issu directement de la méthode populaire très connue « t’y-penses-trop, c’est-pour-ça-que-ça-marche-pas, penses-y-pas-et-ça-viendra-tout-seul! »
Résultats : nul… avec effet pervers : « putain, merde, j’y ai pensé là… Merde!!! Merde! Merde!!! Ca m’a foiré l’truc du coup! Putain!!! Encore raté! » Une bonne lobotomie finalement et ça devrait le faire sans souci!
4) Les acrobaties de Monsieur Sutra, Kama de son prénom… Mais il est noté clairement dans le règlement des blogs que « les contenus illicites ou obscènes sont interdits »… Donc je respecte le règlement! Pas de détails! 😉
Allez… Un quand même parce que celui là ne fait pas partie de la batterie de la dynastie Sutra!
Le poirier et ses déclinaisons multiples selon la fatigue du moment : la chandelle, le gros coussin (pour une meilleure circulation du sang dans les jambes bien sûr!)…
Résultats : nul… Mais une approche du mépris du ridicule intéressante et à méditer!
5) Les privations et punitions des troupes paresseuses!
Quand on a connu le manque… On devrait être capable de se motiver davantage! L’agressivité devrait monter dans les rangs… La promiscuité devrait commencer à être pesante pour tous…
Résultats : nul… Visiblement, ça a simplement renforcé les liens entre les p’tits soldats qui sont devenus copains comme cochon… et ont refusé d’avancer, se cédant sans cesse la priorité. On est bien contents pour eux et on leur souhaite… de tous mourir dans d’affreuses souffrances!
6) La distribution gratuite de vitamines à tout le monde!
Puisque la solution précédente n’avait pas fonctionné… Zou! Au diable l’avarice! « On est potes, on s’aime, *peace and love*, tiens mon frère, prend ça, tu verras, ça va te faire du bien, tu vas te sentir un surhomme! « 
Résultats : nul… Paraît que si, ça leur a donné des forces! Les parties de cartes entre p’tits soldats du flagelle ont duré jusqu’à des heures incroyables! Dame ovule en a fait une toute une histoire : elle pouvait même plus dormir tranquille!
Toutes ces stratégies époustouflantes ayant étonnamment échoué, chouchou et Loulou se retrouvent finalement de nouveau face à une gynéco. Cette fois-ci, entre deux kleenex, Chouchou récupère une ordonnance…. O joie, ô bonheur ! Que d’amusements en perspective !
Côté Loulou, il y a … Le rdv d’amour magique avec des p’tits tubes à essai… Tu sais ? Le truc top glamour dont on rigole niaisement quand ça passe dans une série télé… Ben pareil… Mais en vrai! J’te laisse imaginer le côté glauque quand t’es en salle d’attente… et que tu sais que tous les hommes qui sont là et qui vont disparaître par cette petite porte sont là pour la même chose…
Et en plus, comme le tube à essai est jaloux de la relation que Chouchou entretient avec Loulou, il demande l’exclusivité. 3 à 5 jours avant…  pas question de batifoler ailleurs pour Loulou. Concentre toi sur les charmes (cachés) du p’tit tube. Chouette.
Côté Chouchou : hormis les courbes de température (classique ça Chouchou!), on veut vérifier quand même par écho que Dame ovule fait bien des apparitions régulières et que ses deux maisons (les ovaires quoi! T’as vu? Je te fais réviser tes cours de bio l’air de rien!) sont présentables.
Voilà donc Chouchou en rdv chez l’échographe… Elle rentre timidement dans une salle d’attente bondée… de gros bidons qui doivent se demander pourquoi elle est là avec son ventre tout plat, tout vide… Elle, elle sait plus où poser ses yeux pour pas chialer. Ca, ça doit être un signe de reconnaissance de la nana qui en bave pour faire un bébé… Cherche pas qui c’est : c’est celle qui a les yeux qui piquent dès qu’elle voit un gros bidon, qui sourit à ton bambin en pleine crise de nerfs… et qui bredouille une excuse bateau quand tu lui demandes « et toi? C’est pour quand? »
Chouchou attend donc nerveusement son tour. Elle a fini par plaquer son sac contre elle, histoire d’éviter les regards interrogateurs et contemple le sol avec attention.
L’échographe l’appelle sans la regarder et raccompagne sa patiente précédente à la porte. Chouchou entre dans la salle et s’assoit. Grosse erreur. Elle se fait rappeler à l’ordre à la seconde où la charmante dame passe la porte :
« bah vous auriez pu commencer à vous déshabiller, hein! »
Chouchou rougit. Elle pensait que dire bonjour n’était pas une perte de temps. Elle pensait qu’on allait lui expliquer quelque chose avant de farfouiller entre ses cuisses (écho pelvienne bien entendu). Que nenni ! La prochaine fois, elle saura. Ca tombe bien, elle doit revenir le lendemain… et le surlendemain aussi… En fait, jusqu’à ce que dame ovule fasse son apparition.
Chouchou aura donc la chance de montrer son charmant postérieur (et plus sans affinités) à tous les échographes du cabinet. Certains étant heureusement plus aimables que d’autres.
En tout cas, le réflexe de Pavlov tend à se vérifier. Dès que Chouchou voit une blouse blanche, elle commence à se déshabiller. Faudra quand même qu’elle se méfie : chez le dentiste, ça peut faire mauvais genre!
Comme Chouchou et Loulou sont sympas, ils ont aussi testé pour toi le test de Hühner… Comment ça ? Tu ne connais pas le test de Hühner ? Mais tu ne sais pas ce que tu rates!!!
Le test de Hühner (ou test post-coïtal : avoue que tout de suite, ça fait moins rêver!) c’est le top du romantisme!
Le principe ? Fastoche ! T’essaies de deviner avec ta gynéco-marabout la date à laquelle dame ovule pointera son nez… Tu prends un ou deux jours d’avance sur elle pour la doubler et tu files un rencard aux p’tits soldats en leur faisant croire qu’elle sera là (PIEGE !!! )… Attention hein! Faut être précis ! T’as une fourchette pour les horaires hein ! Tu fais pas ton p’tit truc comme ça, tranquille à l’envie hein?!! Ce serait trop facile !
Donc en gros, tu convoques les zozos à une heure précise en ton antre et ensuite, tu cours chez ta gynéco pour une journée « portes ouvertes » !
Et là … Je pense que vous commencez à saisir la beauté de l’instant ! 🙂
La gynéco farfouille à l’intérieur, fait son shopping, elle court dans les rayons avec son p’tit sac pour faire les meilleurs affaires du moment : faut profiter des soldes ! Et enfin elle finit par sortir.
T’as le droit de te rhabiller pendant qu’elle va examiner à la loupe ses p’tits achats coups de coeur.
Elle prend son temps et toi, t’attends, comme une conne, le coeur battant qu’elle revienne en te disant « trop bien! j’ai fait des super(s ???) affaires ! » … Sauf qu’elle revient avec la tête de celle qui s’est bien fait arnaquer en achetant une belle daube à prix d’or ! Et elle confirme : « bon ben… C’est négatif… » ce qui signifie pour les non initiées : j’ai pas trouvé de spermatozoïdes. Le but étant de voir comment les zozos se comportent à l’intérieur de ton toi, forcément, quand t’en trouves pas, c’est un peu chiant!
Mais elle rajoute guillerette : « … mais c’est pas grave! Ca veut pas dire qu’il n’y en a pas, hein! Rassure toi!’  Ah ben ça va alors! Allez : fais péter ta boîte de kleenex! Promis, la prochaine fois, c’est moi qui régale.
J’te passe les milliards de prises de sang qui génèrent des milliards d’enveloppes de résultats qui font de toi une phobique de la boîte aux lettres tellement tu flippes en traquant le p’tit chiffre qui sort des normes inscrites par le labo… Un petit ,000000000001 au dessus ou en dessous et ça y est, ta journée est foutue.
Parce que finalement, tu finis par être fixée quand t’as les résultats et que c’est pas bon… mais alors pas bon du tout… Tu ne formes plus qu’une flaque sur le bureau de ta gynéco (qui doit regretter de ne pas avoir pris des actions Kleenex). T’entends dans un brouillard les explications, les encouragements, les perspectives… T’es à moitié là en fait… Tu captes vaguement le mot FIV et tu repleures de plus belle. Parce que tu le redoutais ce mot là… Parce que t’as l’impression que t’es la seule au monde à ne pas être capable de faire un bébé toute seule, enfin, à deux quoi! Et la suite te montrera qu’effectivement, quand on passe par la case FIV, ton bébé, t’as parfois l’impression que c’est 3, 4, 5, 6 personnes qui sont en train de le faire pour toi…. et c’est pas simple à digérer….
D’ailleurs, entre le jour où le mot a été prononcé et celui où Chouchou et Loulou ont pris rdv avec une gynéco spécialisée en PMA, il s’est écoulé plusieurs mois… Parce que c’est pas une évidence d’accepter que son bébé ne se fera pas sous une couette (ou sur un canapé… Où tu veux après tout!) mais dans un labo. A moins d’être passionné de sciences, tu avoueras que ça fait pas rêver.
Avec tous les bilans médicaux, l’agenda de Chouchou se remplit vite ! Elle est surbookée ! Prises de sang par ci, gynéco par là, échos au passage… Quand elle ne tend pas un bras pour se faire piquer, elle remplit des papiers administratifs. Une demande de prise en charge par sa sécu (et là, je dois dire que Chouchou et Loulou sont reconnaissants d’habiter en France… Parce que financer tout seuls une FIV, ils n’auraient pas pu…), des autorisations, des questionnaires médicaux, des attestations… Elle signe, remplit les petites cases, fait des chèques…
Rappelle sa sécu pour vérifier où en est sa prise en charge… et un monsieur lui confirme que c’est bon : « moi sur votre dossier, j’ai une prise en charge du 27 août 2007 jusqu’au 27 août 2012 pour STERILITE »… Chouchou pleure encore un p’tit coup en se disant que si elle est encore là dans 5 ans, elle va craquer…
Quand elle a rdv au labo de PMA avec le biologiste qui va s’occuper de la grande rencontre entre ses ovules à elle et les spermatozoïdes de Loulou, elle le regarde un peu comme Dieu le père… et son regard glisse pas discrètement du tout sur la centaine de faire-part de naissance accrochés à son mur. Elle y croit. Elle et Loulou signent encore des dizaines de papiers… Chouchou s’arrête quand même sur certains mots « congélation » notamment. Elle vérifie qu’on n’est pas en train de lui refiler un frigo américain… A vrai dire, elle n’a plus vraiment envie de tout savoir maintenant. Les images sont trop réelles, trop précises. On lui montre les cellules, les p’tites boîtes dans lesquelles les embryons se développent… Comment se passe la rencontre… Elle a l’impression d’être dans un univers de science fiction. Elle est reconnaissante de tout ce qu’on fait pour elle, mais elle aimerait bien garder un tout p’tit peu de magie dans sa tête… Garder ses images à elle plutôt que celles qu’on lui exhibe fièrement. Mais elle opine de la tête consciencieusement…
Et puis enfin, ça y est! Les examens sont terminés : une date est fixée. Un mois plutôt! Chouchou et Loulou sont « programmés pour décembre ». En attendant, on leur dit de profiter des quelques semaines qui les séparent de la fiv. Chouchou en profite surtout pour se lancer à corps perdu sur les forums. Elle discute, suit les avancées de plusieurs bloggeuses, pleure, rit avec elles… Espère.
Elle achète le traitement pour sa fiv à la pharmacie… sans griller les étapes.
 ordonnance PMA  : quelques bricoles
 
 
 Elle ne veut pas se retrouver avec des médicaments qui ne lui serviront à rien si elle doit s’arrêter en cours de route (au prix des médocs, elle ne veut pas être responsable de la ruine de son pays !) Parce qu’une fiv ne va pas toujours au bout… Elle peut s’arrêter à tout moment. Chouchou le sait et n’anticipe rien. Elle compte les étapes :
1) Le traitement pour « bloquer » l’ovulation naturelle…
2) La stimulation
3) Le recueil des ovocytes
4) La fécondation avec l’espoir d’avoir des embryons
5) Le transfert d’un embryon
6) Le test de grossesse
1)Le blocage de l’ovulation ? Une grosse piqûre dans les fesses… qui coûte la bagatelle d’une centaine d’euros! Rien que ça! Chouchou apprécie l’instant : des dizaines d’euros dans ses p’tites fesses, on va quand même pas se permettre de chougner hein? Elle redoute un peu les effets secondaires… L’équivalent d’un début de ménopause, rien que ça. Loulou l’appelle mamie et ricane le traître!
2) Chouchou ayant passé brillamment cette première étape, elle attaque la stimulation!
Quand elle installe une cartouche d’hormones dans une sorte de gros stylo dont la mine est une petite aiguille, elle se sent un peu vache de concours. Sauf que la vache, c’est pas elle qui se fait sa piqûre! Le premier soir, Chouchou est prête… Un oeil sur l’horloge (pour pas rater l’heure), l’autre sur son p’tit bourrelet de ventre, elle tient fermement le stylo magique et se pique vaillamment…
design le stylo !!!!
 
Les soirs suivants, elle n’hésite pas plus mais se rend compte que même dans un bourrelet, il y des zones plus sensibles que d’autres. Son ventre est customisé de points mauves ou rouges plus ou moins gros.
Chouchou est fatiguée… Elle se lève tôt pour traverser la ville dans un sens le matin et être à 7h au labo où elle a une prise de sang par jour. Elle retraverse dans l’autre sens pour être à l’heure à son boulot. L’après-midi, à la récré (Chouchou est instit’), elle téléphone aux secrétaires de sa gynéco PMA pour connaître la dose à s’injecter le soir…
La stimulation fonctionne bien. Chouchou sent son ventre qui pèse plus lourd que d’habitude. Elle gonfle…
Chouchou doit maintenant ajouter une écho en plus à sa prise de sang quotidienne. Elle doit demander des autorisations d’absence par demi-journées. Ses collègues s’interrogent… Et chouchou se sent obligée de leur expliquer même si elle n’en a pas vraiment envie.
3) Le grand jour arrive. Chouchou a bien travaillé. Les ovocytes sont mûrs à point et la grande récolte est programmée.
Chouchou est installée dans une chambre de la clinique avec 3 autres jeunes femmes présentes pour la même chose. Elle est number three. On lui a demandé d’enfiler une charlotte, des p’tits chaussons et une chemise de nuit qui comme toutes les chemises de nuit d’hôpital laissent voir son postérieur (charmant au demeurant, mais quand même!). Loulou lui, est au labo. Il doit remplir son p’tit tube…
Chouchou a la trouille. Quand on l’emmène sur un brancard, elle n’arrive plus à se contenir. Elle pleure comme une madeleine. Elle demande à ce qu’on l’anesthésie rapidement parce que plus on lui parle, plus elle ruisselle.
achevez moi ! Vite !
 
 
Quand elle ouvre les yeux, elle est tellement dans le brouillard qu’elle a du mal à émerger. Et pourtant, elle a UNE question à poser… COMBIEN ?
C’est LA question des nanas qui viennent de subir un recueil d’ovocytes! Quand on lui annonce 21, Chouchou esquisse un sourire. Elle se rendort apaisée. 21… Ca semble dingue quand même non ? 21 ovocytes… l’équivalent de 21 cycles normaux… Avec le recul, Chouchou se demande si elle sera ménopausée 21 cycles plus tôt du coup… Mais là, elle n’en est pas là… Elle croise les doigts pour la suite.
4) Loulou a bossé dans son p’tit coin aussi… Et la grande rencontre se fait à l’abri des regards sous le contrôle du biologiste tout puissant.
Chouchou et Loulou téléphonent le lendemain au labo de PMA. On leur annonce : 21 ovocytes recueillis, 17 mis en fécondation, 15 embryons…
Ca semble irréel. Chouchou sait que ça ne veut rien dire… Qu’il faut encore attendre quelques jours pour savoir si les cellules continuent à se diviser. Elle attend encore le coup de fil qui lui demandera de venir à la clinique pour le transfert.
5) Le labo a appelé. Chouchou et Loulou sont là, dans un couloir qui jouxte la maternité… Ils reconnaissent un couple et se saluent timidement. La tension est palpable. On les fait entrer dans une petite salle et Chouchou est allongée en position gynéco, un drap sur les jambes. La gynéco arrive, pratique le transfert, souhaite bonne chance et quitte les lieux. Chouchou et Loulou doivent rester là une demi-heure… Le biologiste passe la tête par la porte et souhaite bonne chance à son tour… Chouchou et Loulou sont émus.
Ils rigolent quand même bêtement parce qu’ils ne savaient pas qu’on pouvait amener un CD pour patienter… Du coup, on leur a mis de la musique… Et c’est Carla Bruni/Sarkozy qui gratte sa guitare! Chouchou qui voit d’habitude des signes du destin dans le moindre plat de purée préfère s’abstenir de chercher une signification à tout ça.
 « c’est quelqu’un qui m’a dit qu’on … avait oublié notre CD, bordel! »
 
D’ailleurs les aiguilles tournent et il faut quitter les lieux. Chouchou descend en grimaçant de la table… Depuis quelques jours, son ventre a gonflé et elle mal au point de ne plus pouvoir se baisser ou bouger comme elle le souhaite. Loulou l’aide à se rhabiller. Ils quittent la clinique avec un sentiment étrange… Chouchou marche doucement… On a beau lui dire que ça ne changera rien, elle ne veut pas faire de mouvements brusques. Elle sait qu’il y a un p’tit bourgeon de korrigan dans son ventre… Elle voudrait tellement qu’il s’accroche !
Les jours qui suivent seront les plus longs de leur existence. Chouchou ne travaille pas et le temps semble s’être arrêté. Elle compte les jours avant la prise de sang qui lui dira si elle va être maman ou non… Elle dort très mal… Il faut dire que son mal de ventre empire. Elle passe du rire aux larmes… Elle cherche des signes pour deviner ce qui se passe dans son bidon… Elle peut y croire une heure et passer la suivante à sangloter en se disant que c’est foutu. Chouchou se dit que ses émotions ont aussi dû être dopées aux hormones.
Noël passe et elle a le ventre si gonflé qu’elle ne sait pas comment le planquer pour éviter d’avoir à répondre à des questions de sa famille éloignée. Elle a du mal à rester assise et rentre dès que le repas est terminé.
6) C’est le jour j. Chouchou a cauchemardé toute la nuit et maintenant elle va faire sa prise de sang. Dans quelques heures, elle sera fixée. Il y a des décos de noël partout. C’est la fête mais Chouchou est liquéfiée par la peur.
C’est Loulou qui ira chercher l’enveloppe. Elle, elle reste blottie dans son canapé et textote sa meilleure amie pour tenter de se détendre un peu…
Chouchou déchire l’enveloppe… Loulou ne peut pas. Elle lit : BHCG 133. Elle met quelques secondes à réaliser… C’est positif! Chouchou est en larmes…
Loulou a du mal à y croire. Il arpente le salon en demandant à Chouchou si c’est sûr… Il préfère attendre que la gynéco lui confirme…
Ben oui… Parce qu’après avoir été tant suivis, tant coachés, on oublie qu’on peut s’en sortir sans médecin…  Les jours suivants, Chouchou gagne d’ailleurs une nouvelle consultation en urgence à l’hôpital… Elle fait une hyperstimulation… Son ventre est plein de flotte… Elle gagne une dizaine de jours de piqûres d’anticoagulants en bonus : ça tombe bien! Ca lui manquait!
Mais c’est fini… La PMA est derrière elle… Devant elle, il y a à présent une grossesse comme celles de toutes les mamans du monde…. et au bout un p’tit korrigan qui lui fera dire que « c’était dur, mais ça valait le coup »… Vraiment.
Ironie du sort, 9 mois après, Chouchou sera de nouveau enceinte… Une petite soeur arrivée là toute seule… Cette grossesse finira de guérir Chouchou de toutes les blessures de ce parcours… pour de bon!
De la PMA, il nous reste quelques papiers que je n’ai pas jetés… Des rencontres de filles passées par là… Un respect pour la vie privée d’autrui à qui je ne demanderai jamais « et vous ? C’est pour quand ? » parce que je sais combien cette question peut faire mal…. De la reconnaissance pour certains médecins, biologistes, échographes… Du mépris pour d’autres qui oublient qu’ils n’ont pas juste un utérus en face d’eux. Je me souviens d’une échographe qui félicitait ses patientes quand les ovocytes avaient grossi et les disputaient quand les résultats étaient mauvais… comme si elles étaient responsables…
Et puis… chaque année… Une petite lettre du labo de PMA… pour les frais de congélation de deux embryons! Si, si… C’est glamour hein? 😉
Alors chaque année, on fait notre petit chèque… en se demandant comment se passera la suite… et quelle suite il y aura. Le roman de la PMA n’est pas terminé.
Merci Marie de m’avoir proposé de témoigner sur ce sujet…  Pardon d’avoir été longue… Je pensais que je saurai être plus drôle, plus légère… Je ne l’ai pas été jusqu’au bout! Les souvenirs sont remontés et j’ai été un peu submergée… A défaut, j’aurais été vraie… » « 

 

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